Les USA et Israël se sont coordonnés pour sortir de l’accord avec l’Iran
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Les USA et Israël se sont coordonnés pour sortir de l’accord avec l’Iran

Andrew Peek, du Département d'État, affirme que les États-Unis feront pression sur les autres puissances mondiales pour qu'elles renoncent à investir en Iran

Le président américain Donald Trump, à gauche, et le Premier ministre Benjamin Netanyahu au musée d'Israël à Jérusalem avant le départ de Trump, le 23 mai 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le président américain Donald Trump, à gauche, et le Premier ministre Benjamin Netanyahu au musée d'Israël à Jérusalem avant le départ de Trump, le 23 mai 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Un haut responsable du Département d’État a déclaré mercredi que les États-Unis et Israël ont travaillé en étroite collaboration, ce qui a conduit à la décision du président américain Donald Trump d’abandonner l’accord nucléaire iranien et de réimposer des sanctions contre Téhéran au sujet de son programme nucléaire.

« Tout au long du processus au cours des derniers mois et plus particulièrement au cours des deux dernières semaines, nous avons consulté Israël et nous voulions nous assurer d’une coordination étroite avec eux », a déclaré Andrew Peek, sous-secrétaire adjoint pour l’Iran et l’Irak, selon les médias israéliens.

Bien que M. Peek n’ait pas détaillé la nature de la coordination, M. Trump s’est entretenu avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu à de nombreuses reprises au cours des derniers mois et a évoqué la présentation par le Premier ministre des documents « montrant de façon irréfutable » les efforts déployés par l’Iran pour se doter d’armes nucléaires dans son discours de mardi annonçant qu’il quitterait l’accord de 2015.

Bien que la décision de Trump de quitter ce qu’il a appelé l’accord « désastreux » ait été largement saluée en Israël, les autres signataires de l’accord – la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, la Russie et la Chine – ont indiqué qu’ils étaient déterminés à soutenir l’accord.

Andrew Peek, sous-secrétaire adjoint du Département d’État chargé des questions relatives à l’Iran et à l’Irak, est interviewé par CNN le 9 mai 2018. (Capture d’écran : YouTube)

S’adressant à la NPR (National Public Radio), M. Peek a déclaré que les États-Unis « pousseraient et demanderaient et cajoleraient » ces pays pour qu’ils renoncent à investir en Iran et qu’ils « réduiraient progressivement » les levées de sanctions.

Il a également déclaré que les États-Unis travailleraient avec le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne pour parvenir à un nouvel accord « qui traite non seulement des questions nucléaires de l’Iran, mais aussi des questions régionales, du soutien au terrorisme, de la prolifération des missiles entre autres ».

Alors que les responsables iraniens, dont le président du Parlement, disent espérer que l’Europe travaillera avec eux pour préserver l’accord, le président Hassan Rouhani a averti que l’Iran pourrait accélérer l’enrichissement de l’uranium dans les semaines à venir et qu’il n’y a qu’une courte fenêtre pour négocier avec les autres signataires de l’accord.

Trump a mis l’Iran en garde mercredi contre la reprise de ses activités nucléaires, en disant que « s’ils le font, il y aura de très lourdes conséquences ».

 

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