L’état de la femme blessée dans l’attentat d’Ofra s’améliore, pas celui du bébé
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L’état de la femme blessée dans l’attentat d’Ofra s’améliore, pas celui du bébé

Shira Ish-Ran ne sait pas encore que son bébé est né ; l'état du mari s'améliore également, selon les médecins de l’hôpital Shaare Zedek

Amichai et Shira Ish Ran, blessés dans l'attentat d'Ofra le 9 décembre 2018. (Autorisation de la famille)
Amichai et Shira Ish Ran, blessés dans l'attentat d'Ofra le 9 décembre 2018. (Autorisation de la famille)

L’état de la femme enceinte qui a été grièvement blessé lors d’un attentat terroriste devant l’implantation d’Ofra en Cisjordanie, s’améliore progressivement, a fait savoir mardi l’hôpital dans lequel elle est prise en charge.

L’hôpital a également fait savoir que l’état de son bébé, un petit garçon, né par césarienne d’urgence dimanche soir après l’attentant, continue de se dégrader.

Les médecins du centre médical Shaare Zedek, à Jérusalem, ont indiqué que Shira Ish-Ran, 21 ans, était réveillée et communiquait. Ils ont ajouté que l’état de santé de son mari, qui a été plus légèrement blessé dans cette fusillade, s’améliorait également.

« Elle est consciente, mais les médecins disent que quoi qu’ils lui annoncent, elle ne s’en souviendra pas, donc il n’y a aucun intérêt à lui dire qu’ils l’ont fait accoucher », a déclaré Liora Silverstein, la mère d’Ish-Ran, à la radio israélienne mardi matin.

« Mais nous avons besoins de prières, le bébé est dans un état grave », a-t-elle dit. « Nous sommes entourés d’amour et de soutien, et je voudrais profiter de cette occasion pour remercier le peuple d’Israël. »

Ish-Ran a montré quelques signes d’amélioration lundi, et ses parents ont déclaré aux journalistes qu’elle était sortie du coma et qu’elle avait communiqué avec ses proches.

« Nous avons pu aller aux soins intensifs. Elle a ouvert les yeux et demandé sa mère, donc nous y sommes allés », a déclaré le père de la jeune femme, Haim Silverstein. « Elle avait les larmes aux yeux quand elle nous a vu. Elle a été tellement émue que nous avons dû partir, parce que son rythme grimpait trop vite. »

Liora et Haim Silverstein, parents de Shira Is-Ran, blessée dans un attentat à Ofra, en Cisjordanie. Les parents répondent aux journalistes depuis l’hôpital de Shaare Zedek, à Jérusalem, le 10 décembre 2018. (Crédit : Yonatan Sindel/FLASH90)

Il a ajouté que les médecins avaient supprimé les sédatifs pour l’examiner, mais l’ont sédatée à nouveau pour sa propre sécurité à l’issue de l’examen.

« Il n’y a rien de pire que voir sa fille ouvrir les yeux et communiquer avec ses yeux, parce que sa bouche était pleine de tubes », a-t-il dit.

L’armée est toujours à la recherche des auteurs de cette fusillade. Les soldats ont installé des barrages routiers autour de Ramallah et ont mené une série de raids sur les villages palestiniens voisins.

Selon les médias palestiniens, au moins trois Palestiniens ont été blessés lors d’affrontement avec les forces de sécurité israélienne durant la nuit.

Dans la ville de Tubas, au sud de Naplouse, les soldats ont tiré sur des émeutiers palestiniens durant les affrontements nocturnes.

D’autres affrontements mineurs et des arrestations ont été signalés en Cisjordanie.

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