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L’ex-ministre des Finances Moshe Kahlon interrogé dans le cadre du scandale Unet

L'avocat de l'ancien leader du parti Kulanu a dit que "le temps qu'il a passé à la tête d'Unet a été consacré à l'intérêt du public"

Le ministre des Finances Moshe Kahlon durant une conférence de presse au ministère des Finances à Jérusalem, le 23 septembre 2019. (Crédit : Flash90)
Le ministre des Finances Moshe Kahlon durant une conférence de presse au ministère des Finances à Jérusalem, le 23 septembre 2019. (Crédit : Flash90)

L’ancien ministre des Finances, Moshe Kahlon, a été interrogé par l’Autorité des titres israélienne lundi dans le cadre d’une enquête en cours sur la compagnie de solutions de financement Unet. Il avait été, jusqu’à récemment, le président de son conseil d’administration.

Kahlon a été interrogé pendant près de deux heures, selon des informations. Il est soupçonné de ne pas avoir révélé certaines anomalies figurant dans les registres financiers de la société avant sa démission.

La compagnie a été impliquée dans une série de scandales, l’année dernière, autour d’incohérences répétées dans ses fonds, des incohérences qui ont fini par attirer l’attention des autorités.

Kahlon « se félicite de cet interrogatoire et il coopère pleinement avec les enquêteurs », a fait savoir un communiqué émis par son avocat, Nati Simchoni.

« Nous sommes convaincus qu’une fois que l’enquête sera terminée, il aura été prouvé sans aucun doute possible que la réputation de Kahlon n’a pas été salie. Personne ne peut nier l’intégrité et la morale de Kahlon. Il a été une personnalité publique pendant sa vie entière. Et par conséquent, le temps qu’il a passé à la tête d’Unet a été consacré à l’intérêt du public », a-t-il ajouté.

Quatre hauts-responsables de l’entreprise ont été arrêtés mardi dernier – son ancien directeur-général Yitzhak Ezer, le chef de la branche de Nazareth de la firme, Yitzhak Eviatar, et ses actionnaires majoritaires Shlomo Isaac et Shai Penso. Ils ont été libérés par les juges sous conditions restrictives et il leur est notamment interdit de quitter l’État juif pendant 180 jours.

Le ministre des Finances Moshe Kahlon durant une conférence à Jérusalem, le 7 mai 2018 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

L’Autorité des titres a indiqué que « les individus impliqués sont soupçonnés d’avoir volé des dizaines de milliers de shekels à la compagnie publique, des fonds qui ont été transférés sur le compte d’une compagnie privée dont sont actionnaires Ezer, Isaac et Penso ».

Elle a fait savoir que les suspects étaient accusés de fraude et d’avoir dissimulé leurs activités à la compagnie et au public en « enregistrant de manière trompeuse les documents de la firme, et en fabriquant de toutes pièces de faux documents ».

Au cours de l’année passée, Unet a perdu des millions de shekels – 10,6 millions de shekels avaient ainsi disparu en chèques ainsi que 37,5 millions de shekels de prêt, qui avait été accordé à l’entreprise Zoabi Holding de Nazareth et qui n’avaient jamais été versés.

La compagnie a aussi révélé, la semaine dernière, qu’elle avait découvert de nouvelles incohérences dans ses registres avec une transaction de 50 millions de shekels en faveur d’une entreprise privée « qui n’a pas été approuvée comme la loi l’exige et qui n’a pas été signalée au public », a fait savoir le quotidien Israel Hayom.

Au mois de mai, des voleurs déguisés en livreurs de restaurant avaient volé 3,5 millions de shekels à la branche principale d’Unet, à Holon. Selon d’anciens cadres de la firme, ils auraient été aidés de l’intérieur.

Enfin, un audit interne dont les conclusions ont été présentées le mois dernier a découvert une différence de 7,7 millions de shekels dans les registres de la compagnie.

Kahlon a démissionné de son poste au sein de la société le mois dernier quand des informations portant sur ses activités criminelles présumées ont émergé. Il avait déclaré à ce moment-là que « la compagnie est susceptible d’être très exposée au niveau financier, une exposition entraînée par des faits survenus avant mon arrivée ».

C’est Anat Guetta, que Kahlon avait lui-même nommé à sa fonction en 2017, qui préside actuellement l’Autorité des titres.

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