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L’histoire de l’évasion de prisonniers de guerre en 1944, dans une exposition à Londres

Leur histoire a été immortalisée par Hollywood dans le film "La Grande Evasion" (1963) ; la publication d'archives a permis de comprendre que la réalité avait été très différente

La carte de prisonnier de guerre du futur député Airey Neave, ancien lieutenant des Royal Engineers, qui s'est échappé du camp du château de Colditz, dans l'exposition « Grandes évasions : remarquables prisonniers de la Seconde Guerre mondiale », aux Archives nationales de Londres, le 31 janvier 2024. (Crédit : Daniel LEAL / AFP)
La carte de prisonnier de guerre du futur député Airey Neave, ancien lieutenant des Royal Engineers, qui s'est échappé du camp du château de Colditz, dans l'exposition « Grandes évasions : remarquables prisonniers de la Seconde Guerre mondiale », aux Archives nationales de Londres, le 31 janvier 2024. (Crédit : Daniel LEAL / AFP)

L’évasion en 1944 de prisonniers de guerre du camp Stalag Luft III a été immortalisée par Hollywood, dans « La Grande Evasion » (1963). Près de 80 ans plus tard, une exposition révèle à Londres la véritable histoire de ces soldats, après la publication d’archives.

Dans la nuit du 23 au 24 mars 1944, plus de 70 prisonniers de guerre alliés, des pilotes, s’évadaient de ce camp tristement célèbre situé dans la Pologne occupée par les nazis.

L’évasion était l’aboutissement de mois de travail pour ces prisonniers, qui ont utilisé des techniques ingénieuses pas seulement pour fuir mais aussi pour faire sortir des informations du camp.

Dans le film de 1963, l’évasion donne lieu à l’une des scènes les plus célèbres du cinéma, quand Steve McQueen saute à moto au-dessus de fils barbelés vers la liberté.

La réalité a été très différente, souligne Will Butler, le conservateur adjoint de l’exposition qui ouvre vendredi, aux Archives nationales, à Londres.

« Soixante-seize personnes sont sorties, (mais) 50 de celles qui ont été capturées plus tard ont été exécutées par la Gestapo », explique-t-il à l’AFP. Seulement trois ont finalement réussi à rejoindre l’Angleterre.

L’exposition « Grandes évasions : remarquables prisonniers de la Seconde Guerre mondiale » explore les techniques utilisées par ces détenus pour faire passer des informations.

Messages secrets

Parmi les méthodes les plus populaires, figuraient les messages codés.

Dans une lettre, le pilote Peter Gardner a caché des informations de première importance à l’intérieur de la photo d’un co-détenu, Guy Griffiths.

Quand Gardner parlait de Griffiths dans une lettre à sa mère, il s’agissait en réalité d’un message caché au MI9, service créé par le gouvernement britannique pour aider les évasions. Il a caché son message secret en écrivant en minuscules caractères – illisibles sans grossissement – soigneusement insérés sous l’image.

Les messages clandestins étaient souvent des demandes d’objets à faire passer en contrebande dans le camp pour aider les évadés, comme des pièces de radio ou, dans ce cas, la fabrication de faux documents.

« J’ai eu beaucoup de succès avec divers documents fournis à un certain nombre d’évadés le 5 mars, mais j’ai beaucoup de mal à obtenir des originaux à copier », écrit-il.

« Demande un traçage de carte d’identité d’un travailleur étranger en Allemagne. (…) Demande également de l’encre de Chine en poudre, trois plumes très fines », ajoute-t-il dans la lettre secrète de 1942.

Deux des trois évadés qui ont réussi à rejoindre l’Angleterre avaient utilisé de faux papiers disant qu’ils étaient des électriciens norvégiens travaillant en Allemagne.

Le collier et la médaille de Judy, seul chien reconnu prisonnier de guerre, et une photo de l’animal avec l’aviateur Frank Williams, dans l’exposition « Grandes évasions : remarquables prisonniers de la Seconde Guerre mondiale », aux Archives nationales de Londres, le 31 janvier 2024. (Crédit : Daniel LEAL / AFP)

« Evasion mentale »

Les lettres secrètes étaient aussi utilisées pour fournir des informations au MI9 sur d’autres détenus, éventuels candidats pour des opérations de renseignement.

L’exposition montre du matériel qui est entré dans le camp pour aider à l’évasion. Il s’agit notamment d’une carte à jouer cachant des plans, d’une brosse à cheveux dans laquelle sont dissimulées une carte et une petite scie.

L’exposition évoque par ailleurs une évasion bien moins connue que celle du Stalag Luft III : celle de 70 prisonniers allemands d’un camp du Pays de Galles. Ils avaient creusé des tunnels sous trois rangées de fil barbelé en mars 1945. Mais tous ont été rattrapés.

Il y a par ailleurs les détenus qui se sont « évadés mentalement » grâce à des activités allant du théâtre au dessin, comme l’auteur et dramaturge britannique PG Wodehouse et l’artiste Ronald Searle.

PG Wodehouse a écrit au moins un roman alors qu’il était prisonnier. Searle a réalisé plus de 300 croquis de ses compagnons de captivité au camp de Changi à Singapour et en travaillant sur le chemin de fer entre la Thaïlande et la Birmanie.

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