Libération d’une Arabe israélienne condamnée pour ses publications en ligne
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Libération d’une Arabe israélienne condamnée pour ses publications en ligne

"Résiste aux vols du colon et suis la caravane des martyrs", avait entre autres affirmé Darine Tatour dans une vidéo diffusée sur YouTube

La poétesse palestinienne Dareen Tatour (Capture d'écran : YouTube)
La poétesse palestinienne Dareen Tatour (Capture d'écran : YouTube)

Une Arabe qui avait été condamnée à cinq mois de prison en Israël pour « incitation à la violence » et « soutien à une organisation terroriste » sur les réseaux sociaux a été libérée jeudi.

Darine Tatour, citoyenne arabe israélienne de 36 ans, avait posté en octobre 2015 une vidéo sur Facebook et YouTube dans laquelle elle récitait son texte « Résiste, mon peuple, résiste-leur », illustré avec des images d’affrontements entre Palestiniens et forces israéliennes.

« Je ne me contenterai pas d’une solution pacifique, je ne baisserai pas mes drapeaux, jusqu’à ce que je les expulse de ma terre (…). Résiste aux vols du colon et suis la caravane des martyrs », proclame-t-elle dans cette vidéo.

Condamnée à cinq mois de prison en juillet,Tatour a été libérée car elle avait déjà purgé une partie de sa peine avant son procès, a précisé un porte-parole de l’administration des prisons.

« La liberté est une chose si belle qu’on ne peut la décrire », a-t-elle déclaré au téléphone à l’AFP après sa libération.

Elle a indiqué qu’elle allait publier un recueil de poèmes et un roman sur son expérience en prison, qui devrait être traduit en hébreu et en anglais.

Elle avait également été condamnée pour avoir partagé une publication du Jihad islamique, deuxième groupe terroriste islamiste palestinien après le Hamas, datant de 2014.

« Je ne pouvais croire que pour (les Israéliens), cela signifiait que je soutenais (ce) groupe », a-t-elle expliqué.

Darine Tatour, originaire d’un village proche de Nazareth (nord d’Israël), a été arrêtée le 11 octobre 2015. Après 97 jours de prison, elle a été assignée à résidence, avec un bracelet électronique jusqu’à son procès, a-t-elle dit.

Le comité des écrivains pour la paix, PEN International, avait pris sa défense. « Darine Tatour a été reconnue coupable pour avoir fait ce que font les écrivains tous les jours – nous utilisons nos mots pour défier pacifiquement l’injustice », avait dit le groupe dans un communiqué en mai.

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