Liberman : les constructions illégales en Cisjordanie “sabotent” l’entreprise d’implantation
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Liberman : les constructions illégales en Cisjordanie “sabotent” l’entreprise d’implantation

La Maison Blanche a minimisé la promesse de Netanyahu, condamnée par la Ligue arabe, de continuer la construction dans les implantations

Avigdor Liberman, ministre de la Défense, pendant l'inauguration du système Fronde de David, à la base aérienne Hatzor, le 2 avril 2017. (Crédit : capture d'écran Dixième chaîne)
Avigdor Liberman, ministre de la Défense, pendant l'inauguration du système Fronde de David, à la base aérienne Hatzor, le 2 avril 2017. (Crédit : capture d'écran Dixième chaîne)

Avigdor Liberman, ministre de la Défense, a condamné mardi les constructions juives non autorisées en Cisjordanie.

« Les constructions illégales en Judée et en Samarie sabotent l’entreprise d’implantation, et elles ne sont pas nécessaires lorsque, en pratique, il existe des constructions légales », a-t-il déclaré aux journalistes au siège du ministère de la Défense, à Tel Aviv.

Liberman, qui vit lui-même dans une implantation, a critiqué les partisans extrémistes du mouvement pro-implantation en Cisjordanie, disant qu’ils « font plus de dégâts que les militants anti-israéliens ».

Lundi, lors d’un événement fêtant les 50 ans d’implantation israélienne en Cisjordanie, le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait dit devant plusieurs milliers de personnes que « nous resterons là pour l’éternité. Il n’y aura plus de déracinement d’implantations sur la terre d’Israël. »

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à droite, avec Yossi Dagan, leader du mouvement des implantations, lors d'un événement commémorant 50 années d'implantation en Cisjordanie, le 28 août 2017. (Crédit : Jacob Magid/Times of Israël)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à droite, avec Yossi Dagan, leader du mouvement des implantations, lors d’un événement commémorant 50 années d’implantation en Cisjordanie, le 28 août 2017. (Crédit : Jacob Magid/Times of Israël)

Nabil Abu Rudeineh, porte-parole du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, a vivement dénoncé les propos de Netanyahu, et exhorté les Etats-Unis à intervenir.

« C’est un message israélien à l’administration américaine qui a cherché, avec une visite importante dans la région, à faire quelque chose pour sauvegarder le processus de paix », a-t-il estimé.

« Nous appelons l’administration à gérer ces provocations » qui, selon lui, entravent les efforts américains de paix et sont « une tentative de faire revenir les choses à la case départ. »

Ahmed Aboul Gheit, le chef de la Ligue arabe, a lui aussi « fortement dénoncé les propos tenus par le Premier ministre Netanyahu » dans un communiqué.

« Aboul Gheit considère ce positionnement, qui est complètement rejeté, comme un élément qui ne peut pas venir de quelqu’un qui cherche la paix », indiquait le communiqué de son bureau.

Ahmed Aboul Gheit, dirigeant de la Ligue arabe, en avril 2017. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Ahmed Aboul Gheit, dirigeant de la Ligue arabe, en avril 2017. (Crédit : capture d’écran YouTube)

Ce discours a eu lieu quelques jours après une rencontre avec une délégation américaine envoyée par la Maison Blanche, qui s’efforce de ramener les parties à la table des négociations.

Un responsable de la Maison Blanche a minimisé la promesse faite par Netanyahu lors de cet événement.

« La position de chaque partie sur la question n’est pas un secret », a-t-il déclaré, parlant sous couvert d’anonymat car non autorisé à s’exprimer devant la presse. « Nous nous concentrons sur la poursuite de nos conversations avec les deux parties et les dirigeants régionaux, dans l’objectif de faciliter un accord qui prendra en compte toutes les questions sensibles. »

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