Libye: le président égyptien Sissi rencontre le maréchal Haftar au Caire
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Libye: le président égyptien Sissi rencontre le maréchal Haftar au Caire

Cette rencontre survient alors que l'homme fort de l'est libyen mène une offensive pour prendre Tripoli au GNA ; les combats violents ont fait au moins 121 morts et 561 blessés

Le dirigeant libyen Marshall Khalifa Haftar, (3e à gauche) à l'issue d'une conférence internationale sur la Libye au Palais de l'Elysée, à Paris, le 29 mais 2019. (Crédit : AP/Francois Mori)
Le dirigeant libyen Marshall Khalifa Haftar, (3e à gauche) à l'issue d'une conférence internationale sur la Libye au Palais de l'Elysée, à Paris, le 29 mais 2019. (Crédit : AP/Francois Mori)

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a rencontré dimanche au Caire le maréchal Haftar, l’homme fort de l’est libyen, qui mène depuis le 4 avril une offensive pour prendre Tripoli au Gouvernement d’union nationale (GNA), ont rapporté des médias d’Etat.

M. Sissi, connu pour être un ardent soutien des forces de Khalifa Haftar, a discuté avec ce responsable « des derniers développements en Libye » au palais présidentiel, ont indiqué ces sources dont le quotidien Al-Ahram.

Un porte-parole de la présidence n’a pas répondu dans l’immédiat aux sollicitations de l’AFP.

Plus tôt ce mois, le ministre des Affaires étrangères égyptien Sameh Choukry avait averti que le conflit libyen ne pourrait pas être résolu par des moyens militaires, au cours d’une conférence de presse avec son homologue russe Sergueï Lavrov.

Le chef de la diplomatie russe avait lui appelé à une solution politique entre toutes les parties en Libye.

Le président égyptien Abdel Fattah el-Sissi lors de la 55ème conférence sur la sécurité de Munich, dans le sud de l’Allemagne, le 16 février 2019 (Crédit : Sven Hoppe / DPA / AFP)

L’Egypte est présenté comme un fournisseur d’armes et de fonds aux forces de Haftar, Le Caire voyant en lui un rempart contre les islamistes.

Dans la région, le maréchal Haftar est également proche des Emirats arabes unis et avait été reçu fin mars par le roi Salmane en Arabie saoudite. Le Qatar et la Turquie soutiennent de leur côté le Gouvernement d’union nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj, lui-même appuyé par des milices islamistes.

Les combats violents qui opposent les deux camps depuis dix jours dans la banlieue sud de Tripoli ont fait au moins 121 morts et 561 blessés, selon un bilan de l’Organisation mondiale de Santé (OMS).

Au sol, les deux camps continuent de proclamer des « avancées », mais sur le terrain, aucun des deux ne semble avoir pris l’avantage. Les combats ont repris dimanche, sur les mêmes lignes de front, en particulier à Ain Zara et al-Swani, au sud de Tripoli.

L’Armée nationale libyenne (ANL), autoproclamée par le maréchal Haftar, a lancé il y a dix jours une offensive en vue de s’emparer de la capitale (nord-ouest), siège du GNA de Fayez al-Sarraj, reconnu par la communauté internationale.

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