L’Iran à Trump : « les effets d’annonce ne fonctionneront pas »
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L’Iran à Trump : « les effets d’annonce ne fonctionneront pas »

Le président des Etats-Unis a semblé ouvrir la porte à des discussions au plus haut niveau, sans conditions préalables

Le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif durant une rencontre avec son homologue russe à Moscou, le 28 avril 2018 (Crédit :  / AFP PHOTO / Alexander NEMENOV
Le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif durant une rencontre avec son homologue russe à Moscou, le 28 avril 2018 (Crédit : / AFP PHOTO / Alexander NEMENOV

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a qualifié d' »effets d’annonces » qui « ne fonctionneront pas » la proposition surprise du président américain Donald Trump de lancer des discussions avec l’Iran.

Trump a semblé lundi ouvrir la porte à des discussions au plus haut niveau, sans conditions préalables et réitéré mardi, alors qu’il a décidé de retirer les Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien de 2015 et s’apprête à réimposer des sanctions en deux étapes à l’Iran, le 6 août et en novembre.

« Les menaces, sanctions et effets d’annonce ne fonctionneront pas », a écrit le ministre iranien tard mardi soir sur Twitter. « Essayez le respect : pour les Iraniens et les engagements (internationaux) ».

Répondant à une question sur une éventuelle rencontre avec son homologue iranien Hassan Rouhani, le président des Etats-Unis a dit lundi : « Je ne sais pas s’ils y sont prêts. J’imagine qu’ils voudront me rencontrer, je suis prêt à les rencontrer quand ils veulent ».

Il a répété la même offre mardi, affirmant lors d’un discours avoir le « sentiment » que les dirigeants iraniens allaient discuter « très bientôt » avec les autorités américaines.

« L’Iran et les Etats-Unis ont discuté pendant deux ans », lui a répondu Mohammad Javad Zarif.

« Avec l’UE/E3+Russie+Chine, nous avons produit un accord multilatéral unique – le JCPOA (accord nucléaire). Il fonctionne. Les Etats-Unis ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes de s’être retirés et d’avoir quitté la table » des négociations.

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