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Un policier ayant abattu un Arabe après une course-poursuite en voiture interrogé

Le Département des enquêtes internes de la police (DIPI) a interrogé l’agent de la police des frontières qui avait abattu un homme arabe à l’issue d’une course-poursuite en voiture à Umm al-Fahm, jeudi.

À l’issue de l’interrogatoire, l’agent a été assigné à résidence pour cinq jours. Il lui a été interdit de se rendre dans des commissariats pendant deux semaines et d’aller dans cette ville arabe du nord du pays pendant 30 jours.

La police avait fait savoir, dans la matinée de jeudi, que des agents avaient pris en chasse un « véhicule suspect » sur la Route 65 après que son conducteur avait refusé d’obtempérer à leurs ordres de s’arrêter.

La poursuite s’était achevée à Umm al-Fahm. Une fois les véhicules immobilisés, alors qu’un agent s’approchait à pied, le conducteur s’est jeté sur le policier, qui a ouvert le feu.

La mort du conducteur, Alaa Mahameed, âgé de 38 ans, a été prononcée peu après. La municipalité d’Umm al-Fahm a condamné cet incident meurtrier et appelé à la mise en place d’une commission indépendante chargée d’enquêter sur les faits.

Les coups de feu et l’agression présumée ont été filmés par une caméra de surveillance. Des sources proches du policier, dont les propos ont été cités par Haaretz, ont indiqué que l’incident avait également été enregistré par la caméra corporelle de l’agent.

Le journal a également indiqué que l’enquête du DIPI avait révélé que Mahameed n’était pas armé au moment de sa mort.

Yousef Jabareen, chef du parti de la Liste arabe unie, à majorité arabe, a expliqué lors d’une visite de condoléances à la famille que les images de la caméra de surveillance « contredisent la version avancée par la police », et que la famille a appris auprès de témoins qu’Alaa « ne représentait pas une menace pour les agents et qu’il aurait pu être interpellé sans qu’on lui tire dessus ».

Attribuant ce meurtre aux incitations à la haine à l’encontre des Arabes qui auraient pu être fomentées par le gouvernement, Jabareen a expliqué que le policier devrait être « suspendu immédiatement » et a réclamé « une enquête indépendante, transparente et sérieuse ».

L’avocat du policier, Moti Azulay, a quant à lui déclaré à Haaretz que « l’incident tout entier n’a duré que quelques secondes » et que le policier « a perçu une menace réelle et immédiate pour sa vie ».

Le policier, qui « regrette la tournure tragique qu’a prise l’incident », a agi en légitime défense et n’avait, au moment des faits, « aucune autre option réaliste », a ajouté l’avocat.

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