L’ONU choisit un Canadien controversé comme nouveau rapporteur palestinien
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L’ONU choisit un Canadien controversé comme nouveau rapporteur palestinien

Les critiques soulignent que Stanley Michael Lynk s’oppose ouvertement à Israël et a accusé l’Occident du 11 septembre

Le Conseil des droits de l'homme à Genève (Crédit : ONU / Jean-Marc Ferré)
Le Conseil des droits de l'homme à Genève (Crédit : ONU / Jean-Marc Ferré)

L’expert juridique canadien Stanley Michael Lynk a été nommé mercredi Rapporteur spécial de l’ONU sur « la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés ».

« Sur la base de mes consultations, et sur des critères généraux en matière d’expertise, d’expérience […], d’indépendance, d’impartialité, d’intégrité personnelle, et d’objectivité, j’ai décidé de nommer M. Stanley Michael Lynk », a écrit le président du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, le sud-coréen Choi Kyonglim, dans une lettre envoyée au Conseil des droits de l’homme.

Les critiques, y compris le groupe de surveillance UN Watch, ont rejeté la nomination de Lynk, l’ONG ayant dit que le Canadien était un choix biaisé pour le poste et « un travestissement de justice et une brèche des les propres règles de l’institution mondiale », a déclaré son président Hillel Neuer dans un communiqué.

L’ONG a souligné que Lynk était ouvertement critique d’Israël, condamnant par exemple Israël pour des « crimes de guerre » présumés à Gaza en 2009 et proposant de résoudre le conflit en « revenant à 1948, la date de la partition et le début du nettoyage ethnique ».

UN Watch a souligné que Lynk avant placé la responsabilité des attaques du 11 septembre 2001 sur les « inégalités mondiales » et « le mépris des nations occidentales pour le droit international ».

« Un jour après que des islamistes ont assassiné et mutilé des centaines de personnes au cœur de l’Europe, la nomination par l’ONU de quelqu’un qui accuse instinctivement pour de telles attaques les crimes supposés des nations occidentales envoie résolument le pire des messages, au pire moment. »

Lynk, professeur de droit, remplacera l’Indonésien Makarim Wibisono, qui avait présenté début janvier sa démission au Conseil car Israël ne l’avait jamais autorisé à pénétrer dans les territoires palestiniens.

Le mandat est controversé, puisqu’il est limité à l’enquête sur les violations d’Israël.

Wibisono avait pris ses fonctions en juin 2014, succédant à l’Américain Richard Falk, qui n’avait pas non plus été autorisé par Israël à se rendre dans ces territoires, et l’on ne sait pas si Lynk pourra y accéder.

Israël et le Conseil des droits de l’homme ont des relations tendues ces dernières années, les représentants israéliens ayant accusé à de multiples reprises cette instance onusienne de parti pris.

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