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LREM poursuit l’homme qui a grimé Macron en Hitler sur des affiches

Michel-Ange Flori, qui a installé deux affiches montrant le président français déguisé en leader nazi, a été interrogé par la police et a fait valoir sa "liberté d'expression"

Le président français Emmanuel Macron au téléphone pendant une table ronde lors d'un sommet de l'UE à Bruxelles, le 20 juillet 2020. (Crédit : John Thys, Pool Photo via AP)
Le président français Emmanuel Macron au téléphone pendant une table ronde lors d'un sommet de l'UE à Bruxelles, le 20 juillet 2020. (Crédit : John Thys, Pool Photo via AP)

La République en marche (LREM) a déposé plainte mercredi pour « injure et incitation à la haine » contre Michel-Ange Flori, propriétaire d’espaces publicitaires dont deux d’entre eux ont été utilisés pour afficher un photomontage d’Emmanuel Macron grimé en Adolf Hitler.

L’affiche représente le président dans l’uniforme du dictateur nazi, avec une petite moustache, une mèche sur le front et le sigle LREM détourné en croix gammée, avec le texte : « Obéis. Fais-toi vacciner. »

Le message a été affiché ces derniers jours sur deux grands panneaux publicitaire de quatre mètres sur trois mètres situés sur une quatre voie à La-Seyne-sur-Mer et à l’entrée de Toulon où une personne choquée avait tagué le mot « Honte ».

Son auteur, Michel-Ange Flori, est un afficheur varois propriétaire de 400 panneaux entre Bandol et Hyères, habitué des campagnes polémiques sur les deux panneaux qu’il s’est réservé pour commenter à sa façon l’actualité. Il s’était engagé aux côtés des « Gilets jaunes ».

« Vous voyez Hitler, mais on peut y voir Staline, ou moi j’y vois Charlie Chaplin dans ‘Le dictateur’ », a-t-il déclaré à l’AFP. Ces affiches visent à questionner « cette démocratie où les décisions sont prises sans discussion lors d’un conseil sanitaire », a-t-il expliqué.

« Je viens d’apprendre que je serais entendu au commissariat de Toulon demain sur plainte du président de la république. Ainsi en macronie on peut se moquer du cul du prophète c’est de la satire mais grimer le président en dictateur c’est un blasphème », a-t-il tweeté mercredi.

En 1999, sa première affiche au moment de l’affaire des paillotes en Corse lui avait valu 36 heures de garde à vue. En 2019, la chaine BFMTV a obtenu sa condamnation pour une affiche titrée : « La police vous parle tous les jours sur BFMTV ». À l’audience, l’afficheur avait plaidé « le droit à la parodie et à la liberté d’expression ».

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