L’UNRWA s’est engagée en faveur d’une « tolérance zéro » face à l’antisémitisme
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L’UNRWA s’est engagée en faveur d’une « tolérance zéro » face à l’antisémitisme

Washington a repris son financement à destination de l'agence onusienne des réfugiés palestiniens controversée qui, selon Israël, entretient la haine

Des écoliers palestiniens lors d'une manifestation dans une école de l'UNRWA, financée par l'aide américaine, le 5 septembre, dans le camp de réfugiés d'Arroub, près d'Hébron, en Cisjordanie. (AFP PHOTO / HAZEM BADER).
Des écoliers palestiniens lors d'une manifestation dans une école de l'UNRWA, financée par l'aide américaine, le 5 septembre, dans le camp de réfugiés d'Arroub, près d'Hébron, en Cisjordanie. (AFP PHOTO / HAZEM BADER).

L’administration Biden, qui a récemment annoncé la reprise de son aide financière à destination de l’agence controversée des réfugiés palestiniens de l’ONU, a indiqué lundi que celle-ci s’était engagée en faveur d’une « tolérance zéro » face à l’antisémitisme, au racisme ou aux discriminations.

« L’UNWRA a fait clairement part aux Etats-Unis de sa ferme détermination en termes de transparence, de prise de responsabilité et de neutralité dans toutes ses opérations », a déclaré un haut-responsable américain dans un entretien accordé ce week-end. « Et ce que signifie la neutralité dans le contexte des Nations unies, c’est une tolérance zéro à l’égard du racisme, des discriminations et de l’antisémitisme ».

L’officiel a déclaré que ce renouvellement des aides était cohérent avec la politique mise en place par l’administration Biden, qui favorise une solution à deux États au conflit israélo-palestinien.

Une demande de commentaire de la JTA adressée à un porte-parole de l’agence en charge des réfugiés palestiniens est restée sans réponse.

Cela fait des années que l’UNRWA est mise en cause pour une mauvaise gestion ainsi que pour des contenus antisémites figurant dans des manuels qui sont utilisés et payés par l’agence dans les écoles dont elle a la charge.

Des écoliers palestiniens reçoivent de nouveaux manuels dans leur classe lors de la rentrée de cette année dans l’une des écoles de l’UNRWA à Beyrouth au Liban, le 3 septembre 2018. (Hussein Malla/AP)

Le responsable de l’administration Biden, qui a demandé à ne pas être identifié pour pouvoir s’exprimer, est entré lui-même en contact avec la JTA. Un appel qui correspond à une pratique qui distingue dorénavant l’administration Biden : Défaire les politiques mises en place par l’administration Trump et qui étaient favorisées par Israël, tout en atténuant les effets de ces changements par des promesses et des actions garantissant à l’État juif le soutien continu des États-Unis. C’est une dynamique similaire qui a été mise en place dans le cadre des initiatives prises par l’administration américaine visant à réintégrer l’accord sur le nucléaire conclu en 2015 avec l’Iran.

Le président Donald Trump avait mis un terme au financement de l’UNRWA en 2018. Les responsables de son administration avaient estimé que le principe même de l’agence – celui de considérer comme réfugiés des millions de Palestiniens, via la transmission du statut de réfugiés – perpétuait littéralement le conflit israélo-palestinien. Une idée relayée par l’ambassadeur israélien aux États-Unis, Gilad Erdan, lorsque l’administration Biden avait fait savoir qu’elle verserait 150 millions de dollars à l’UNRWA.

Biden avait fait campagne en disant qu’il recommencerait à soutenir financièrement l’UNRWA — pour des raisons humanitaires et pour restaurer l’influence américaine dans la région.

Au mois de janvier, le groupe de veille de l’Institut de suivi de la paix et de la tolérance culturelle dans l’enseignement scolaire, a fait savoir que les manuels des écoles de l’UNRWA étaient « remplis de contenus problématiques qui entrent en contradiction avec les valeurs proclamées de l’ONU ».

À titre d’illustration : sur cette photo du 26 mai 2019, un enseignant supervise des écoliers palestiniens pendant un examen final le dernier jour de l’année scolaire, à l’école des garçons de l’UNRWA, dans la ville cisjordanienne d’Hébron. (Photo AP / Nasser Nasser)
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