Lutte contre les djihadistes : 47 pays européens renforcent leur coopération
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Lutte contre les djihadistes : 47 pays européens renforcent leur coopération

Les membres du Conseil de l'Europe ont décidé mardi à Bruxelles de renforcer leur arsenal juridique

Un djihadiste (Crédit :  source non spécifiée)
Un djihadiste (Crédit : source non spécifiée)

Le Conseil de l’Europe a décidé mardi à Bruxelles de renforcer la coopération entre les pays membres pour lutter contre les « combattants terroristes étrangers », notamment pour les intercepter plus rapidement à leur arrivée sur le sol européen.

Les ministres des Affaires étrangères des pays du Conseil de l’Europe, réunis dans la capitale belge à l’occasion de leur session annuelle, ont adopté un protocole additionnel à la Convention de l’institution pour la prévention du terrorisme.

Ce protocole, qui devra encore être ratifié par les Etats membres avant d’entrer en vigueur, oblige les pays à criminaliser, si ce n’est pas encore le cas, des faits tels que la « participation à une association ou à un groupe à des fins de terrorisme », « recevoir un entraînement pour le terrorisme », « se rendre à l’étranger à des fins de terrorisme », « financer », « faciliter » ou « organiser » de tels voyages.

Les pays du Conseil de l’Europe, allant du Royaume-Uni à la Turquie et de la Russie au Monténégro, s’engagent également à « prendre les mesures nécessaires » pour renforcer « l’échange rapide de toute information pertinente disponible concernant les personnes se rendant à l’étranger à des fins de terrorisme ».

Chaque pays devra désigner un « point de contact disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 », selon le texte.

Concrètement, « les polices des différents Etats membres pourront notamment prendre contact avec les services de police des autres pays lorsqu’ils interceptent à leur frontière des personnes soupçonnées d’être des combattants terroristes étrangers », a expliqué le secrétaire général du Conseil de l’Europe, Thorbjorn Jagland.

Un an après l’attentat au Musée juif de Bruxelles, dont le principal suspect, le Français Mehdi Nemmouche, avait combattu dans les rangs djihadistes en Syrie avant de revenir en Europe, le chef de la diplomatie belge, Didier Reynders, a souligné l’importance de cet échange d’informations.

« Nous devons nous battre contre le radicalisme et le terrorisme, mais dans le respect de nos valeurs et des droits humains », a souligné M. Reynders. La Belgique préside ce semestre le Conseil de l’Europe, dont le rôle principal est la défense des droits de l’Homme et de la démocratie.

Les ministres ont également adopté une déclaration politique et un plan d’action triennal contre l’extrémisme violent et la radicalisation. Celui-ci avance une série de mesures pour combattre le radicalisme, notamment en milieu scolaire ou carcéral, ainsi que sur internet.

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