Magal renonce à son poste de président du groupe parlementaire du HaBayit HaYehudi
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Magal renonce à son poste de président du groupe parlementaire du HaBayit HaYehudi

Accusé d’harcèlement sexuel par d’anciennes employées, Yinon Magal conserve son siège de député

Le député Yinon Magal (HaBayit HaYehudi) après des allégations de harcèlement sexuel de la part d'anciennes employées, le 24 novembre 2015 (Crédit photo: Flash90)
Le député Yinon Magal (HaBayit HaYehudi) après des allégations de harcèlement sexuel de la part d'anciennes employées, le 24 novembre 2015 (Crédit photo: Flash90)

Yinon Magal a démissionné mardi soir de son poste de président du groupe parlementaire du HaBayit HaYehudi à la Knesset, après une rencontre avec le chef du parti, le ministre de l’Éducation Naftali Bennett au cours de laquelle ils ont discuté de plaintes pour harcèlement sexuel portées contre le député par d’anciennes employées.

« J’ai commis une erreur dans mon comportement passé, ce qui est encore plus inapproprié pour la personnalité publique que je suis aujourd’hui », a déclaré Magal mercredi dans un communiqué. « Je présente mes excuses du fond du cœur à ceux qui ont été blessés. Je suis déterminé à corriger mon comportement ainsi qu’à réparer les choses sur le plan personnel et familial ».

Il a ajouté : « J’ai également informé [Bennett] que je démissionne de mon poste de président du groupe parlementaire du HaBayit HaYehudi, et siègerai comme simple député, fidèlement et au nom de nos électeurs. J’espère que le public pourra m’accorder la possibilité de m’amender et de le servir fidèlement ».

Magal a dit Bennett qu’aucune des accusations portées contre lui ne constituait une infraction pénale, et que les choses qu’il aurait dites à ses subalternes ont été prononcées dans un « esprit différent » de la façon dont elles ont été présentées, a rapporté la Deuxième chaîne.

La police a annoncé mardi qu’elle examinait les accusations selon lesquelles Magal aurait harcelé sexuellement d’anciennes employées à la redaction du site Web Walla news où il était rédacteur en chef, mais a démenti les informations qu’une unité spéciale avait été mise en place pour enquêter sur les allégations.

Mais la police a précisé dans un communiqué que l’enquête sur les accusations a été lancée par l’unité de la police, Lahav 433, a précisé la police dans un communiqué. La police n’a donné aucune information supplémentaire à propos de l’enquête.

Selon la loi, Magal jouit de l’immunité pour les « perquisitions, la détention, les audiences pénales et les procédures juridiques qui ne sont pas liées à son travail en tant que membre de la Knesset », et seul le Parlement lui-même peut lever le privilège d’un de ses membres.

Dans un post publié sur Facebook mardi matin, la journaliste Racheli Rottner a dit que Magal lui avait fait des commentaires obscènes alors qu’il travaillait comme rédacteur en chef au site d’information israélien.

האמת, מאוד חיבבתי את ינון.הוא בנאדם כיפי, אין מה לעשות. חברותי, חייכני, מפרגן, עם חוש הומור עצמי שזה דבר שאני תמיד מער…

Posted by Racheli Rottner on Monday, 23 November 2015

Après Rottner, une autre journaliste de Walla, Or Shukran, a accusé, quelques heures plus tard dans un post, Magal d’avoir « caressé mon derrière à plusieurs reprises, même après que je lui ai demandé d’arrêter », un acte qui pourrait être considéré comme une agression sexuelle.

Rottner a dit que Magal lui a souvent suggéré de porter des vêtements « plus sexy » pendant les bulletins d’informations, lui disant même une fois qu’elle devait s’habiller « comme une bibliothécaire d’un film porno ». Elle a indiqué qu’à l’époque, elle avait pris les commentaires à la légère, les mettant sur le compte de « l’espiègle Yinon », mais son comportement à son pot de départ n’avait laissé aucun doute sur son intention véritable.

« Je ne l’ai pas vu venir quand il s’est assis à côté de moi à la fête », écrit-elle.

Selon Rottner, Magal s’est assis près d’elle et a murmuré : « Dis-moi, avais-tu ressenti la tension entre nous quand nous travaillions ensemble ? J’ai toujours ressenti une tension sexuelle entre nous. Tu ne l’as pas remarqué ? »

Rottner a ajouté que quand elle en a ri, mal à l’aise, Magal lui a dit : « Maintenant que je ne suis plus ton patron, je peux te dire ceci : chaque fois que nous avons travaillé ensemble, j’étais excité, en te regardant et en pensant à tes seins et à ton cul. Et j’en parlais beaucoup à d’autres gens, comment tes seins et ton cul m’excitaient ».

Magal a répondu mardu à ces accusations avec son propre message sur le média social, dans lequel il a dit qu’il y a des choses qu’il a fait avant d’être élu dont il préférerait ne pas s’en rappeler.

« Je présente mes excuses et demande pardon à tous ceux que j’ai blessés », a-t-il écrit.

« Cela étant dit, je me serais attendu d’un ami qui a été blessé par moi de me le dire et de ne pas se tourner vers les réseauc sociaux pour m’humilier. »

ישנם דברים שנאמרו בין ידידים לפני שהייתי חבר כנסת ולא הייתי חוזר עליהם כיום. אני מתנצל ומבקש את סליחתו של מי שנפגע. עם זאת, הייתי מצפה מידיד שנפגע ממני להגיד לי זאת ולא לפנות למחוזות השיימינג ברשתות החברתיות

Posted by ‎ינון מגל – Yinon Magal‎ on Tuesday, 24 November 2015

En réponse, Ariel Waysman, le mari de Rottner, a écrit sur le mur Facebook de Magal : « Je me serais attendu d’un député du HaBayit HaYehudi qu’il n’essaie pas de baiser ma femme ».

Shukran a posté sa propre réponse à Magal sur Facebook, en disant qu’il avait apporté la « honte » sur lui-même.

« Quelqu’un qui a caressé mon derrière à plusieurs reprises, même quand je lui ai demandé de ne pas le faire, qui m’a demandé si je voulais le rejoindre dans les toilettes, et plein d’autres choses inappropriées, apporte la honte sur lui-même », a-t-elle écrit.

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