Manifestation au Liban pour dénoncer le plan Trump
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Manifestation au Liban pour dénoncer le plan Trump

Les manifestants se sont rassemblés sur une avenue menant à l'ambassade américaine à Beyrouth, bouclée par des fils barbelés et un barrage de la police anti-émeute

Des Palestiniens participent à une manifestation organisée à Ain el-Helweh, le plus grand camp de réfugiés du Liban, situé à proximité de la ville côtière de Sidon, pour protester contre la proposition américaine de paix pour le Moyen Orient, le 31 janvier 2020. (Photo par Mahmoud ZAYYAT / AFP)
Des Palestiniens participent à une manifestation organisée à Ain el-Helweh, le plus grand camp de réfugiés du Liban, situé à proximité de la ville côtière de Sidon, pour protester contre la proposition américaine de paix pour le Moyen Orient, le 31 janvier 2020. (Photo par Mahmoud ZAYYAT / AFP)

Quelques dizaines de Libanais et de réfugiés Palestiniens ont manifesté dimanche près de l’ambassade américaine au Liban pour dénoncer « l’accord de la honte », en référence au plan Trump sur le conflit israélo-palestinien, a constaté un photographe de l’AFP.

Brandissant des drapeaux palestiniens ou du parti communiste, les manifestants se sont rassemblés sur une avenue menant à l’ambassade, bouclée par des fils barbelés et un barrage de la police anti-émeute, dans la localité d’Awkar au nord de Beyrouth.

Les manifestants ont tenté d’enlever les barbelés, sans provoquer d’accrochages majeurs, a rapporté le photographe.

« Pas de légitimité pour l’occupant », « ni négociation, ni dialogue », « l’accord du siècle ne passera pas », ont scandé les protestataires, fustigeant les Etats-Unis et Israël.

Le président américain Donald Trump a dévoilé mardi un plan de paix -initiative rejetée par les Palestiniens et la Ligue arabe.

Le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu participent à une conférence commune dans l’East Room de la Maison Blanche, le 28 janvier 2020 à Washington DC. (Sarah Silbiger/Getty Images/AFP)

L’appel à manifester qui a circulé sur les réseaux sociaux au Liban dénonçait « l’accord de la honte annoncé par l’administration américaine ».

« Nous n’allons pas accepter de céder notre terre », a martelé Itab, une réfugiée palestinienne venue de la région de la Bekaa (est).

« Je suis venue ici pour défendre mes droits et ceux de mes enfants en tant que Palestiniens », a-t-elle ajouté.

Abdallah Mahmoud, manifestant de 18 ans, a estimé que le plan était voué à l' »échec » et qu’il « ne passera pas tant que le peuple palestinien restera déterminé ».

« Le droit au retour en Palestine est un droit individuel et collectif », pouvait-on lire sur une pancarte, en allusion à la revendication de Palestiniens chassés de leurs terres par le conflit du droit d’y revenir après plusieurs décennies, ce qui entraînerait un problème démographique majeur pour le statut juif de l’État hébreu.

Des Palestiniens participent à une manifestation organisée à Ain el-Helweh, le plus grand camp de réfugiés du Liban, situé à proximité de la ville côtière de Sidon, pour protester contre la proposition américaine de paix pour le Moyen Orient, le 31 janvier 2020. (Photo par Mahmoud ZAYYAT / AFP)

Lors de la conférence de presse au cours de laquelle le plan Trump a été dévoilé à Washington, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait indiqué que les réfugiés palestiniens n’auraient pas le droit au retour en Israël.

Au total, plus de 174 000 Palestiniens vivent au Liban, selon un recensement des autorités dévoilé fin 2017. Un chiffre bien plus faible que les estimations circulant dans le pays, qui vont parfois jusqu’à 500 000.

Les premières vagues de réfugiés remontent à 1948, année de la création de l’Etat d’Israël. La plupart d’entre eux vivent dans le dénuement, dans des camps devenus au fil des décennies des quartiers populaires aux infrastructures en déliquescence.

Le statut de réfugiés se transmet de génération en génération, faisant croître inévitablement le nombre de réfugiés palestiniens.

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