Mavi Marmara : une cour américaine rejette les poursuites contre Ehud Barak
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Mavi Marmara : une cour américaine rejette les poursuites contre Ehud Barak

Les juges ont avancé que statuer en faveur des parents de Furkan Dogan aurait créé un précédent

L'ex-Premier ministre et ministre de la Défense Ehud Barak pendant un événement marquant le lancement de l'application Reporty à Tel Aviv, le 16 mars 2016. (Crédit : Flash90)
L'ex-Premier ministre et ministre de la Défense Ehud Barak pendant un événement marquant le lancement de l'application Reporty à Tel Aviv, le 16 mars 2016. (Crédit : Flash90)

Un juge fédéral américain a statué au début du mois en faveur du maintien d’une décision de justice rejetant les poursuites à l’encontre d’Ehud Barak, intentées par les parents de Furkan Dogan, mort en 2010 durant un raid de l’armée israélienne mené sur la flottille Mavi Marmara.

Dans les poursuites lancées en 2015 contre Barak, alors ministre de la Défense et chargé de l’opération durant laquelle Furkan Dogan a été tué, Ahmet et Hikmet Dogan estiment qu’il y a eu mort illégale et torture.

Il est indiqué que Furkan Dogan, un Américain résident en Turquie, a reçu cinq balles, dont une à la tête, tirées à bout portant.

Le gouvernement américain avait déposé une motion au nom d’Ehud Barak, affirmant que l’ancien Premier ministre et ex-ministre de la Défense jouissait d’une immunité. La cour du district central de Californie avait rejeté les poursuites en 2016, affirmant qu’il n’était pas habilité à poursuivre un responsable étranger qui avait agi dans le cadre de la loi israélienne.

Photo de 6 novembre 2008, de Furkan Dogan, un Américain résident en Turquie, l’un des neuf activistes tués à bord de la flottille Mavi Marmara. (Crédit : AP/Dogan Family Archive)

Près de trois ans après l’appel déposé par les Dogan, la cour d’appel des États-Unis a rejeté l’affaire le 2 août, se prononçant donc en faveur de Barak.

« Nous confirmons le jugement du tribunal de District rejetant les poursuites intentées par Dogan au motif que Barak bénéficie de l’immunité propre à un responsable étranger », a conclu la cour.

Les juges ont avancé que statuer en faveur des Dogan aurait créé un précédent en vertu duquel tout citoyen, dont les membres de la famille ont été tués lors d’une opération militaire à l’étranger, pouvait poursuivre des responsables étrangers.

Le raid naval mené sur la flottille turque qui tentait de briser le blocus israélien imposé à la bande de Gaza, contrôlée par le groupe terroriste palestinien du Hamas, avait fait imploser les relations entre Jérusalem et Ankara. Ce raid, au cours duquel des commandos de l’armée israélienne ont été attaqués par des activistes à bord, avait fait dix morts du côté turc, et avait blessé plusieurs soldats.

Images prises d’une caméra de sécurité à bord du Mavi Marmara, montrant les activistes se préparant à résister aux soldats de Tsahal sur le point de monter à bord du navire. (Porte-parole de l’armée israélienne / Flash90)
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