Méditerranée: Ashdod, la ville la plus respectueuse de l’environnement
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Méditerranée: Ashdod, la ville la plus respectueuse de l’environnement

La ville a été saluée pour ses initiatives prises notamment dans l'efficacité énergétique, les transports publics, la gestion de l'eau et des déchets & la protection des côtes

La ligne côtière d'Ashdod (Crédit : Municipalité d'Ashdod)
La ligne côtière d'Ashdod (Crédit : Municipalité d'Ashdod)

La ville côtière d’Ashdod, dans le sud d’Israël, a battu cinq autres villes méditerranéennes à plate couture en remportant le prix Istanbul de la ville respectueuse de l’environnement. Ashdod recevra sa distinction le 4 décembre, à l’occasion de la 21ème réunion des Parties contractantes à la Convention de Barcelone qui se tiendra aux abords de Naples.

Ce prix est honorifique et n’implique pas de contrepartie d’ordre financier.

La convention de Barcelone et ses protocoles forment le cadre légal du plan d’action méditerranéen ou MAP (qui avait été approuvé en 1975) et qui a été développé sous le Plan pour les mers régionales du Programme environnemental des Nations unies (UNEP). Le MAP, qui s’était dans un premier temps focalisé sur le contrôle de la pollution marine, s’est élargi depuis pour inclure la planification et la gestion intégrées des zones côtières.

Trois des villes candidates avaient été sélectionnées parmi six dossiers au total par une commission constituée de représentants du secrétariat de la convention de Barcelone UNEP/MAP et de trois experts indépendants.

Le jury – des membres du bureau des Parties contractantes à la convention de Barcelone et des représentants du président de la commission méditerranéenne sur le développement durable – ont choisi Ashdod comme ville lauréate, devant Crikvenica, en Croatie, et la ville turque de Hatay.

La ligne côtière d’Ashdod (Crédit : Municipalité d’Ashdod)

Le maire d’Ashdod, Yehiel Lasri, a déclaré que le prix représentait « un certificat d’honneur pour la ville et pour ses résidents. Nous considérons la mer comme l’une des ressources les plus importantes pour la ville et nous continuerons à relever des défis et à nous fixer des objectifs supplémentaires à atteindre dans ce domaine ».

Félicitant le maire, le ministre en charge de la Protection environnementale, Zeev Elkin, a noté que l’Etat juif avait presque complètement arrêté de déverser des polluants dans la mer méditerranée.

Au mois de mai, les villes côtières du bord de la Méditerranée avaient été invitées à se porter candidates au prix en mettant en exergue leurs initiatives prises dans quatre catégories – la protection de la nature et de la biodiversité ; l’environnement construit (planification des logements et urbaine) ; la durabilité sociale, économique et culturelle ; et la gouvernance.

Le maire d’Ashdod Yehiel Lasri. (Capture d’écran : YouTube/Limor Edrey)

C’est Ashdod qui l’a emporté pour les mesures mises en place dans des secteurs tels que l’efficacité énergétique, les transports publics, la gestion des eaux – avec notamment la réduction des fuites – et une gestion efficace des déchets combinée à la minimisation des quantités d’ordures envoyées dans les décharges.

Parmi les autres initiatives ayant impressionné le jury, la réduction des risques d’inondation et la protection côtière. Seuls 4 kilomètres de rivage, dans la ville, sont construits et une distance de 100 mètres est automatiquement maintenue entre les zones construites ou la falaise et le littoral – une politique décidée par la ville.

Ashdod est également continuellement soumise à des contrôles pour les traces de pollution, a fait savoir une déclaration du jury, poursuivant que la ville a également investi dans la sensibilisation pour encourager ses citoyens au passage à l’acte en soutien au développement durable.

Suite à l’annonce du lauréat faite par le jury, le coordinateur UNEP/MAP, Gaetano Leone, a indiqué que « les actions entreprises par les autorités locales d’Ashdod pour réconcilier développement et protection environnementale et pour protéger la zone côtière démontrent l’importance du rôle que les villes et les autorités locales peuvent jouer pour enraciner le développement durable dans la région méditerranéenne ».

Financé par le gouvernement Turc – avec lequel Israël entretient des relations médiocres aujourd’hui – le prix Istanbul de la ville respectueuse de l’environnement avait été établi lors de la 19ème rencontre des Parties contractantes à la convention de Barcelone, lors de la COP19 qui avait été organisée en 2016 à Athènes.

Le prix a pour objectif de mettre en lumière des villes se battant pour le développement durable, avec l’espoir que d’autres leur emboîteront le pas.

Le premier prix avait été remis l’année dernière à Izmir, en Turquie.

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