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Michael Biton revotera avec la coalition si Bennett revoit les réformes

Le chef de la Commission des Affaires économiques avait annoncé un boycott des votes ; Bennett s'est engagé à réexaminer les réformes sur l'agriculture et les transports publics

Le président de la commission des Affaires économiques de la Knesset, Michael Biton, dirige une réunion de la commission à la Knesset, le 7 décembre 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le président de la commission des Affaires économiques de la Knesset, Michael Biton, dirige une réunion de la commission à la Knesset, le 7 décembre 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Un législateur du parti Kakhol lavan de la coalition a accepté lundi de reprendre temporairement le vote avec le gouvernement après avoir annoncé un boycott pour protester contre les réformes proposées dans les secteurs des transports publics et de l’agriculture.

Le Premier ministre Naftali Bennett a rencontré lundi matin le président de la Commission des Affaires économiques, le député Michael Biton pour négocier. Après la réunion, Biton a accepté de voter à nouveau aux côtés de ses collègues législateurs pour les deux prochaines semaines, a confirmé un porte-parole du député au Times of Israel.

Invoquant sa frustration face aux réformes prévues par le gouvernement, Biton a annoncé la semaine dernière qu’il cesserait ses activités au sein de sa commission et boycotterait presque tous les votes de la coalition.

Le gouvernement actuel ne dispose plus d’une majorité à la Knesset, puisqu’il ne détient que 60 des 120 législateurs, de sorte que la perte d’un seul membre pourrait être fatale pour la capacité déjà réduite de la coalition à adopter des lois.

Le bureau de Bennett a déclaré que le Premier ministre utiliserait la période de grâce de deux semaines accordée par Biton pour parler avec les autres leaders de la coalition afin de trouver des solutions aux plaintes du député. Bennett s’est également engagé à revoir les réformes prévues dans le domaine de l’agriculture et des transports publics afin de tenter de combler le fossé entre les deux parties.

Biton a accusé le ministre des Transports Merav Michaeli et le ministre de l’Agriculture Oded Forer de « léser les faibles ». Biton a particulièrement critiqué les propositions de Michaeli, notamment son projet d’augmenter le prix des billets de transport public dans certaines villes, dont sa ville natale de Yeruham. Il a également demandé l’arrêt de toutes les réformes du ministère de l’Agriculture jusqu’à ce qu’un accord soit trouvé avec les agriculteurs.

Le député Kakhol lavan Michael Biton préside une réunion de la commission des Affaires économiques de la Knesset le 25 mai 2022. (Crédit : Noam Moskowitz/Porte-parole de la Knesset)

La semaine dernière, Biton a déclaré qu’il ne voterait plus pour les projets de loi de la coalition, laissant le gouvernement avec une minorité à la Knesset.  Il a néanmoins précisé qu’il apporterait son soutien à l’alliance au pouvoir face à d’éventuelles motions de censure visant à la renverser.

Une source de Kakhol lavan a expliqué que les demandes de Biton étaient soutenues par la formation. « Nous demandons à Michaeli de se comporter correctement au sein de la coalition et de la Knesset », a déclaré la source anonyme citée par la presse israélienne.

Mais d’autres, au sein de la coalition, mettent Gantz en cause. Le Premier ministre Naftali Bennett s’est récemment inquiété de ce que « l’amertume » de Gantz sapait le gouvernement, selon un article de Haaretz qui n’a pas cité ses sources.

L’annonce de Biton est un nouveau casse-tête pour la coalition et survient quelques jours après que la députée de Meretz Ghaida Rinawie Zoabi est revenue sur sa décision de courte durée de ne plus soutenir le gouvernement. La coalition et l’opposition sont à parité à la Knesset avec 60 sièges chacune depuis qu’Idit Silman, membre du parti Yamina du Premier ministre Naftali Bennett, a quitté la coalition le mois dernier.

La coalition est une composition hétéroclite de partis de droite, centristes et de gauche, et comprend le parti islamiste Raam. Elle a eu du mal à trouver un équilibre entre les différents groupes depuis son arrivée au pouvoir l’année dernière. Ces derniers mois ont été particulièrement difficiles.

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