Mort de la psychanalyste médiatique Claude Halmos Rosenthal
Sa famille paternelle était d'origine juive hongroise, et une partie d'entre eux a péri dans les chambres à gaz
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La psychanalyste juive Claude Halmos, spécialiste de l’enfance qui intervenait fréquemment dans les médias, est morte le 9 juillet à l’âge de 80 ans d’un arrêt cardiaque, a annoncé jeudi le magazine Psychologies, auquel elle collaborait.
« Depuis vingt-huit ans, Claude Halmos répondait aux questions que lui posaient les lecteurs et lectrices de notre journal. Par ses mots, mais également par sa pratique de psychanalyste, elle a aidé un nombre inimaginable de personnes à comprendre qu’elles avaient le droit de parler de leur souffrance », a écrit Psychologies dans un hommage mis en ligne sur son site.
Claude Halmos est décédée d’un arrêt cardiaque et a été inhumée mercredi, a précisé à l’AFP la journaliste Violaine Gelly, qui a signé l’hommage pour Psychologies et a longtemps travaillé à ses côtés.
Cela faisait partie « de ses dernières volontés » que sa mort « ne soit pas rendue publique avant l’enterrement », a ajouté Gelly.
Claude Halmos est longtemps intervenue sur la radio publique Franceinfo, avec les chroniques « Savoir être » de 2007 à 2016 puis « C’est dans ma tête » de 2016 à 2022. À la télévision, elle était chroniqueuse dans l’émission « La grande famille » sur Canal+ dans les années 1990. Elle a également écrit de nombreux ouvrages consacrés à l’enfance.
« Claude Halmos a été l’une des voix remarquables de Franceinfo. Pendant près de vingt ans, elle a parlé de psychologie sur notre antenne avec pédagogie, rigueur et empathie », a réagi la directrice de franceinfo, Agnès Vahramian, auprès de l’AFP, en présentant les « sincères condoléances » de la radio à sa famille et à ses proches.
Claude Halmos s’était formée à la psychanalyse auprès de Jacques Lacan et avait travaillé aux côtés de Françoise Dolto, notamment dans des institutions telles que la pouponnière d’Antony.
Dans son hommage, Violaine Gelly souligne qu’il ne faut pas la réduire « injustement à une image de ‘psy des enfants' », même si, « comme tous les sans-voix, ils furent au cœur de son travail, elle dont la souffrance de ne pas en avoir était inconsolable ».
« Au-delà de son image un peu froide, c’était une personne pétrie de contradictions et extrêmement attachante », a dit Mme Gelly à l’AFP.
La famille paternelle de Claude Halmos était d’origine juive hongroise, et une partie d’entre eux a péri dans les chambres à gaz.
« En 2012, devant la justice, elle avait obtenu le droit d’accoler à Halmos le nom originel de sa famille, Rosenthal, que son grand-père hongrois, face à la montée de l’antisémitisme, avait abandonné en 1918 », est-il rappelé dans Psychologies.
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