Mort de Soleimani : L’Iran menace Tel Aviv et les bases US au Moyen-Orient
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Mort de Soleimani : L’Iran menace Tel Aviv et les bases US au Moyen-Orient

Le commandant des Gardiens de la révolution met en garde contre l'importance des couloirs de navigation régionaux et clame que Téhéran a identifié des cibles américaines vitales

Des musulmans chiites manifestent suite à la frappe américaine qui a tué Qassem Soleimani, chef des gardiens de la révolution iraniens, à Karbala, en Irak, le 4 janvier 2020 (Crédit : AP Photo/Khalid Mohammed)
Des musulmans chiites manifestent suite à la frappe américaine qui a tué Qassem Soleimani, chef des gardiens de la révolution iraniens, à Karbala, en Irak, le 4 janvier 2020 (Crédit : AP Photo/Khalid Mohammed)

Un haut-commandant iranien a déclaré sur le ton de la menace, samedi, qu’environ 35 cibles américaines au Moyen-Orient – ainsi que Tel Aviv – étaient à portée de Téhéran dans le cadre de la vengeance de l’Iran suite à l’élimination du général Qassem Soleimani.

« Le détroit d’Ormuz est un point vital pour l’Occident et un grand nombre de contre-torpilleurs et navires de guerre américains y circulent… des cibles américaines vitales dans la région ont été identifiées par l’Iran depuis longtemps », a clamé le général Gholamali Abuhamzeh, commandant des Gardiens de la Révolution iranienne de la province de Kerman, dans le sud de la République islamique, selon l’agence Reuters.

« Environ 35 cibles américaines de la région, ainsi que Tel Aviv, sont à notre portée », a-t-il ajouté.

Soleimani, chef des forces iraniennes d’élite Al-Qods et cerveau de la stratégie sécuritaire régionale de l’Iran, a été tué lors d’une frappe aérienne aux premières heures de vendredi aux abords de l’aéroport international de Bagdad. Cette attaque a causé une recrudescence des tensions dans la région.

Une Irakienne tient un panneau pendant les funérailles du commandant militaire iranien Qasem Soleimani, du chef paramilitaire irakien Abu Mahdi al-Muhandis et de huit autres personnes dans le quartier al-Jadriya de Bagdad, dans la zone verte de haute-sécurité de la ville, le 4 janvier 2020 (Crédit : AHMAD AL-RUBAYE / AFP)

Cette frappe a été décidée par le président américain Donald Trump, qui a lui-même donné l’ordre de « tuer » Soleimani, un dirigeant des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, selon le Pentagone.

Le raid américain a visé un convoi de véhicules dans l’enceinte de l’aéroport de Bagdad, tuant au moins 9 personnes au total, selon des responsables des services de sécurité irakiens.

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