Mort d’un soldat de 19 ans dans une rave illégale : 4 organisateurs en détention
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Mort d’un soldat de 19 ans dans une rave illégale : 4 organisateurs en détention

Les organisateurs sont soupçonnés d'homicide par négligence, d'obstruction à une enquête et d'exploitation d'un commerce sans permis

Ariel Tzafrir (Facebook)
Ariel Tzafrir (Facebook)

Les quatre organisateurs présumés de la rave illégale en plein air où Ariel Yoav Tzafrir, 19 ans, s’est effondré au cours du week-end, ont été placés en détention provisoire dimanche par le tribunal d’Ashkelon.

Ils sont soupçonnés d’homicide par négligence, d’obstruction à une enquête et d’exploitation d’un commerce sans permis. Ils devraient rester en détention jusqu’à mercredi.

Tzafrir, soldat dans l’implantation de Cisjordanie de Barkan, est mort après s’être effondré lors d’une fête qui s’est déroulée sur le site de la réserve naturelle de Pura, dans le sud, vendredi, la journée la plus chaude enregistrée en Israël.

Selon les médias israéliens, une enquête préliminaire a révélé que la police avait reçu un appel d’un résident du kibboutz Ruhama voisin à 8h50 du matin au sujet d’une fête en plein air. Le résident s’inquiétait de la tenue d’un rassemblement au milieu de la pandémie de coronavirus, et son appel n’avait aucun lien avec Tzafrir.

Une voiture de patrouille de Sderot a alors été envoyée en patrouille dans la zone. Elle a contacté l’appelant, qui n’a pas su diriger les agents sur le site de la fête.

Les images diffusées par la chaîne publique Kan le 4 septembre 2020 montrent la rave en plein air dans la réserve naturelle de Pura, au sud d’Israël, où Ariel Yoav Tzafrir s’est effondré. (Capture d’écran : YouTube)

À peu près au même moment, la police a reçu un autre appel concernant une fête qui violerait les directives de la COVID-19 du ministère de la Santé contre les grands rassemblements. La police a fouillé la zone pendant environ deux heures, mais est repartie sans trouver le lieu.

La police a déclaré n’avoir reçu aucun rapport sur Tzafrir à ce moment-là. Elle n’a appris qu’à 13h30, par le service d’ambulance du Magen David Adom, qu’un jeune homme dans un état critique avait été amené par ses amis sur la route 40.

Tzafrir a été transporté d’urgence, dans un état critique, au centre médical Soroka de Beer Sheva, où les médecins ont été contraints de prononcer son décès peu de temps après. De l’alcool et des drogues ont été trouvés dans son organisme. Les médecins pensent que la combinaison de ces substances, ainsi que la chaleur extrême, ont causé sa mort.

Les suspects ont ensuite déclaré aux enquêteurs que Tzafrir avait dit pour la première fois qu’il ne se sentait pas bien à 6h30 du matin, mais que personne n’avait appelé à l’aide ou n’avait essayé de l’évacuer. Tzafrir s’est effondré à 12h30, fait rapporté au Magen David Adom 28 minutes plus tard, selon le site d’information Ynet.

Le commandant de la police du district sud, Yoram Sofer, a ordonné samedi une enquête interne sur la conduite des forces de l’ordre dans les circonstances de la mort de Tzafrir.

“Si la police avait répondu aux appels qu’elle a reçus pour trouver la fête, il aurait été possible de sauver mon enfant. Ariel est un enfant responsable, il n’a pas touché à la drogue”, a déclaré Anat, la mère de Tzafrir, au radiodiffuseur public Kan.

Elle a ajouté : “Un des amis [qui étaient] avec lui a dit qu’il pensait que quelque chose avait été mis dans son verre. Il allait parfaitement bien, [mais ensuite] en quelques minutes il s’est effondré.”

La police a également déclaré que la fête s’était déroulée dans un ravin, et qu’il était donc plus difficile de la repérer.

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