Moshe Kahlon veut rester aux Finances et faire baisser les impôts
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Moshe Kahlon veut rester aux Finances et faire baisser les impôts

L'ex-chef du parti Koulanou, désormais au Likud, affirme que la campagne électorale qui aura duré quasiment un an a causé d'importants dégâts à l'économie israélienne

Le ministre des Finances Moshe Kahlon durant une conférence de presse au ministère des Finances à Jérusalem, le 23 septembre 2019. (Crédit : Flash90)
Le ministre des Finances Moshe Kahlon durant une conférence de presse au ministère des Finances à Jérusalem, le 23 septembre 2019. (Crédit : Flash90)

Moshe Kahlon a annoncé lundi qu’il espérait rester au ministère des Finances dans le prochain gouvernement afin de faire baisser les impôts et s’attaquer au déficit croissant.

S’adressant aux journalistes durant une conférence de presse à Jérusalem, l’ancien chef du parti Koulanou, désormais membre du Likud, a déclaré qu’il avait l’intention « de continuer en politique et de rester ministre des Finances. C’est le poste que je souhaite. »

Il a refusé de déclarer catégoriquement s’il continuerait en politique s’il n’était pas autorisé à garder son poste. Au début du mois, Haaretz avait rapporté qu’il avait l’intention de quitter la politique à l’issue des élections de mardi, confiant à ses associés qu’il ne se sentait plus motivé. Le quotidien israélien avait rapporté les propos de deux sources qui indiquaient que Kahlon avait l’air « fini, épuisé, démotivé ».

Moshe Kahlon a commencé dans les rangs du Likud et fait adopter des réformes en tant que ministre des Communications avant de quitter le parti et de se mettre en retrait de la vie politique, dans un contexte de rumeurs au sujet de tensions avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

En 2015, il fonde Koulanou et devient le plus grand partenaire du gouvernement Netanyahu grâce à ses 10 sièges. La semaine dernière, il s’est présenté sous l’étiquette du Likud après que son parti eut perdu plus de la moitié de ses députés à la suite du scrutin d’avril, n’obtenant que 4 sièges.

Durant la conférence de presse de lundi, l’ancien ministre a déclaré qu’une troisième élection, dans le cas où les négociations de coalition échoueraient pour la deuxième fois, serait un désastre pour Israël. Il a ainsi expliqué que le système économique du pays ne fonctionnait pas correctement depuis que Netanyahu a dissous la Knesset en décembre dernier, et qu’il était important de prendre des mesures « pour empêcher l’économie de se dégrader à cause de la situation politique ».

« Nous avons réduit les taxes de plusieurs milliards de shekels pendant les quatre années que j’ai passées ici, et l’économie connait une belle croissance », a-t-il assuré.

« J’espère qu’un gouvernement sera formé dans les plus brefs délais afin que le système économique et les autres systèmes puissent de nouveau fonctionner pleinement », a-t-il poursuivi, soulignant que le budget de 2020 ne sera pas prêt à temps en raison de la situation politique et qu’un budget par intérim sera établi en attendant.

« Nous avons des défis à relever dans les secteurs de la santé, de l’éducation, des affaires sociales, de la sécurité, dans la baisse du déficit et la poursuite de la croissance – des défis qui ne sont pas simples », a-t-il fait savoir. « Pour les relever, nous avons besoin d’un gouvernement, de la Knesset, de la commission des Finances. Les défis sur la sécurité, le social et la santé n’attendent pas les responsables politiques, ils se poursuivent ».

Moshe Kahlon a décrit la campagne électorale de 2019 comme une « guerre civile » et appelé les Israéliens à « se calmer », ajoutant que si les élections sont bien terminées, « personne n’a gagné, et la société israélienne a perdu ».

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