Nasrallah : l’Iran « détruira » l’Arabie saoudite en cas d’attaque
Rechercher

Nasrallah : l’Iran « détruira » l’Arabie saoudite en cas d’attaque

Le chef du Hezbollah a aussi déclaré que l'abattage d'un drone israélien a entraîné une baisse des violations de l'espace aérien libanais

Le dirigeant du Hezbollah Hassan Nasrallah fait une déclaration le 29 juin 2018 (capture d'écran YouTube)
Le dirigeant du Hezbollah Hassan Nasrallah fait une déclaration le 29 juin 2018 (capture d'écran YouTube)

Vendredi, Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, a prévenu l’Arabie saoudite que l’Iran la détruirait si elle déclenchait une guerre dans la région.

« Ne prenez pas le risque d’une guerre avec l’Iran, a déclaré le chef du groupe terroriste dans un discours diffusé par la chaîne de télévision libanaise Al-Manar. « Il vous détruira. Votre maison est en verre, tout comme votre économie ».

Jeudi, le ministère iranien des Affaires étrangères a prévenu que tout attaque contre son pays en représailles de l’attaque de drone et de la frappe de missile sur l’industrie pétrolière de l’Arabie saoudite entraînerait une « guerre totale », faisant monter d’un cran les tensions à travers le Golfe persique.

Nasrallah a également déclaré que la décision de « s’opposer » aux drones israéliens au Liban a « conduit à une diminution du nombre de violations de l’espace aérien libanais ».

Il a dit que le Hezbollah a rejeté toute tentative par Israël de mettre en place « de nouvelles règles de combat, et nous avons le droit de continuer à traiter les drones ».

Plus tôt ce mois, le Hezbollah a affirmé avoir abattu un drone israélien qui était entré dans l’espace aérien libanais. L’armée a confirmé qu’un drone était tombé à l’intérieur du territoire libanais, mais il n’a pas reconnu qu’il avait été abattu.

Elias Bou Saab, le ministre libanais de la Défense, montre la boîte qui, selon lui, contenait des explosifs dans le drone capturé qui est tombé dans la banlieue sud de Beyrouth. Il intervient dans une conférence de presse au ministère de la Défense à Yarze, le 19 septembre 2019. (JOSEPH EID / AFP)

Le chef du Hezbollah a également commenté les récentes élections en Israël, alors que l’on ne sait pas clairement qui sera le prochain Premier ministre d’Israël.

« Pour nous, ce n’est pas très important. La droite, la gauche, le centre, ce sont tous les mêmes. Nous ne voyons pas beaucoup de différence, a-t-il dit. Mais il a affirmé que le Premier ministre Benjamin Netanyahu « a tout fait pour rester Premier ministre. Il a commencé à frapper en Irak, il a intensifié les attaques en Syrie, il a conduit une attaque à [Beyrouth], a développé une rhétorique à l’escalade sur Gaza, a annoncé qu’il allait annexer la Cisjordanie et a presque déclenché un grand conflit au Liban ».

Jeudi, le Liban a officiellement accusé Israël d’avoir lancé des drones d’attaque chargés d’explosifs sur Beyrouth, le mois dernier. Avant le lever du jour le 25 août, un drone a explosé en plein vol à proximité des bureaux du Hezbollah soutenu par l’Iran, causant des dégâts à l’immeuble. Un deuxième drone s’est écrasé non loin de là, et il a été récupéré par le groupe terroriste. L’attaque aurait ciblé un programme de production de missiles de précision du groupe terroriste libanais.

Alors qu’Israël a reconnu avoir mené des centaines des frappes aériennes à l’intérieur de la Syrie pour bloquer des transferts d’armes vers des combattants soutenus par l’Iran et pour empêcher la République islamique de s’y implanter, l’Etat juif revendique rarement des frappes précises.

L’ambiguïté fait partie d’une stratégie qui permet à Téhéran et Damas de ne pas avoir à riposter à une frappe pour sauver la face. Israël semble avoir appliquer la même stratégie en Irak, où l’armée de l’air israélienne aurait mené une série de frappes sur des positions de milices soutenues par l’Iran à proximité de Bagdad.

Hossein Salami, commandant des Gardiens de la révolution iraniens. (Crédit : capture d’écran YouTube)

Le chef des Gardiens de la révolution, l’armée idéologique iranienne, a prévenu samedi que tout pays qui attaque la République islamique d’Iran verrait son territoire devenir « le principal champ de bataille » du conflit.

« Quiconque veut que sa terre devienne le principal champ de bataille, allez-y », a dit le général de division Hossein Salami en conférence de presse à Téhéran.

« Nous ne permettrons jamais qu’une guerre empiète sur le territoire de l’Iran », a-t-il ajouté.

Ces propos interviennent au lendemain de l’annonce par les Etats-Unis de l’envoi de renforts militaires dans le Golfe, après des attaques contres des installations pétrolières en Arabie saoudite, revendiquées par les rebelles yéménites Houthis mais attribuées à l’Iran par Ryad et Washington.

Ces attaques, qui ont réduit de moitié la production de pétrole saoudienne, ont ravivé les craintes d’un affrontement militaire entre les Etats-Unis et l’Iran.

« Nous espérons qu’ils ne feront pas d’erreur stratégique » comme par le passé, a ajouté le général Salami à Téhéran, avant de énumérer une série d' »aventures » historiques des Etats-Unis contre l’Iran.

Le général Salami s’est exprimé à l’inauguration d’une exposition au Musée de la Défense sacrée et de la Révolution islamique, dédiée à ce que l’Iran présente comme des drones américains et autres capturés sur son territoire.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...