Israël en guerre - Jour 258

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Nasrallah se cacherait en lieu sûr, craignant d’être pris pour cible par Israël

Cette mesure de précaution fait suite à l'assassinat du scientifique nucléaire iranien ; un fonctionnaire israélien a salué sa mort : "le monde est plus sûr"

Le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah prononce un discours après l'explosion mortelle à Beyrouth, le vendredi 7 août 2020. (Crédit : capture d'écran al-Manar)
Le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah prononce un discours après l'explosion mortelle à Beyrouth, le vendredi 7 août 2020. (Crédit : capture d'écran al-Manar)

Le leader du Hezbollah, Hassan Nasrallah, se réfugierait en lieu sûr, craignant d’être le prochain sur une liste américano-israélienne de cibles, selon un reportage de la télévision israélienne diffusée dimanche.

La Treizième chaîne a rapporté que Nasrallah resterait discret et annulerait tout « déplacement », suite à l’élimination du plus grand scientifique nucléaire iranien vendredi dans un raid attribué à Israël.

Le chef du groupe terroriste libanais soutenu par l’Iran est considéré comme une cible d’Israël depuis des années, et certains officiels se sont à plusieurs reprises moqués de lui parce qu’il vivait reclus dans un « bunker » et ne faisait que de très rares apparitions publiques.

Son élimination par Israël enflammerait dangereusement la région.

Le chef du pouvoir judiciaire, l’ayatollah Ebrahim Raisi (à droite), salue la dépouille du scientifique tué Mohsen Fakhrizadeh entourée de sa famille, à Téhéran le 28 novembre 2020. (Crédit : MIZAN NEWS AGENCY / AFP)

L’élimination vendredi du scientifique nucléaire iranien Mohsen Fakhrizadeh a suscité une large condamnation de Téhéran, qui a explicitement accusé Israël d’être responsable de l’attaque et a menacé de se venger.

Israël s’est préparé à d’éventuelles représailles iraniennes, plaçant apparemment ses ambassades en état d’alerte.

L’armée israélienne, cependant, suit sa routine habituelle, indiquant apparemment qu’elle n’anticipait pas de représailles iraniennes sous la forme d’une frappe militaire immédiate depuis le Liban ou la Syrie.

Dans le même temps, elle a fait savoir dans une déclaration qu’elle était « consciente des développements possibles dans la région » et qu’elle « resterait pleinement préparée contre toute expression de violence à notre encontre ».

Les Nations Unies et l’Union européenne ont critiqué l’opération – sans nommer Israël – disant qu’elle avivait les tensions dans la région. Certains Démocrates américains se sont également prononcés contre le raid, affirmant qu’il semblait être un effort destiné à entraver les efforts du président américain élu Joe Biden pour rejoindre l’accord nucléaire de 2015, une démarche à laquelle Jérusalem s’oppose farouchement avec plusieurs États arabes sunnites.

Cette photo de l’agence de presse semi-officielle Fars montre les lieux de l’élimination de Mohsen Fakhrizadeh à Asbard, une petite ville de l’est de la capitale de Téhéran, le 27 novembre 2020. Insert : Mohsen Fakhrizadeh. (Crédit : Agence de presse Fars via AP)

Alors qu’Israël est resté officiellement muet sur le meurtre de Fakhrizadeh et sur son rôle présumé dans ce meurtre, un ministre israélien a publiquement loué les résultats de l’opération.

« L’assassinat en Iran, quel que soit son auteur, sert non seulement Israël, mais aussi toute la région et le monde », a déclaré dimanche le ministre de l’Énergie Yuval Steinitz à la chaîne publique Kan.

D’autres responsables israéliens ont fait l’éloge de cette élimination de manière anonyme, l’un d’entre eux ayant déclaré à la Treizième chaîne dans la nuit de dimanche à lundi : « Les activités de Fakhrizadeh devaient être arrêtées. Le monde est plus sûr sans lui. »

Fakhrizadeh a été désigné par le Premier ministre Benjamin Netanyahu en 2018 comme étant le directeur du projet d’armes nucléaires de l’Iran. Alors qu’il a révélé à l’époque qu’Israël avait dérobé de vastes archives détaillant le programme d’armement nucléaire dans un entrepôt à Téhéran, le dirigeant israélien avait souligné : « Souvenez-vous de ce nom, Fakhrizadeh. »

L’Iran a subi plusieurs attaques dévastatrices cette année, notamment le meurtre du général Qassem Soleimani lors d’une attaque de drone américaine en janvier, et une mystérieuse explosion et un incendie qui ont paralysé une usine d’assemblage de centrifugeuses avancées dans l’infrastructure d’enrichissement d’uranium de Natanz, qui ont été largement considérés comme des actes de sabotage.

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