Netanyahu adresse une lettre à Naama Issachar, promet de la libérer de Russie
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Netanyahu adresse une lettre à Naama Issachar, promet de la libérer de Russie

Le Premier ministre a écrit qu'Israël a pour tradition de "n'abandonner personne" et assuré à la jeune détenue que le pays entier pense constamment à elle

L'Israélo-américaine Naama Issachar, emprisonnée pour trafic de drogue, assiste à son audience en appel au tribunal régional de Moscou, le 19 décembre 2019. (Crédit : Kirill KUDRYAVTSEV / AFP)
L'Israélo-américaine Naama Issachar, emprisonnée pour trafic de drogue, assiste à son audience en appel au tribunal régional de Moscou, le 19 décembre 2019. (Crédit : Kirill KUDRYAVTSEV / AFP)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a adressé une lettre à l’Israélo-américaine emprisonnée en Russie pour trafic de drogue, en lui promettant de faire tout ce qui est en son pouvoir pour assurer sa liberté.

« Notre nation s’est toujours caractérisée par sa tradition de soutien mutuel. Nous n’abandonnons pas quelqu’un à son sort, et il en va de même pour vous », a écrit Netanyahu à Naama Issachar, selon une copie de la lettre diffusée par son bureau.

La femme de 27 ans est emprisonnée en Russie depuis le mois d’avril, depuis qu’une dizaine de grammes de cannabis a été retrouvée dans ses bagages lors d’une escale à Moscou. Elle a été condamnée à sept ans et demi de prison pour trafic de drogue, une accusation qu’elle rejette, notant qu’elle n’avait pas cherché à entrer en Russie pendant l’escale sur le voyage du retour en Israël depuis l’Inde.

« L’État d’Israël déploie des efforts incessants pour vous rendre votre liberté… nous sommes tous unis dans l’attente de vous voir bientôt », a écrit Netanyahu.

Naama Issachar a reçu la lettre dimanche soir d’après le bureau de Netanyahu, qui a été en contact avec sa mère Yaffa.

Le président russe Vladimir Poutine s’entretient avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, avant des déclarations communes au terme d’une réunion et d’un déjeuner dans la résidence du dirigeant israélien, à Jérusalem, le 25 juin 2012. (Crédit : AP Photo/Jim Hollander, Pool)

Le président russe Vladimir Poutine est attendu en Israël la semaine prochaine, ce qui fait espérer à certains un geste de bonne volonté et une percée diplomatique dans cette affaire.

Vendredi, Israël a libéré deux prisonniers syriens dans ce qui a été considéré comme un geste envers Poutine.

Plus tôt ce mois-ci, Yaffa Issachar a lancé un appel au président Reuven Rivlin, lui demandant de ne pas accueillir Vladimir Poutine à sa résidence officielle lorsque le celui-ci se rendra en Israël plus tard ce mois-ci.

« Il est inconcevable que vous, le président de l’État, receviez dans votre résidence officielle… le président de la Russie, qui détient ma fille Naama comme monnaie d’échange politique », a écrit Yaffa Issachar dans une lettre ouverte publiée sur Facebook.

Yaffa Issachar montre aux journalistes un permis pour rendre visite à sa fille Naama en prison, le 14 octobre 2019 (Capture d’écran : Treizième chaîne)

« Je tiens à vous informer que j’ai l’intention de venir directement de Moscou à l’entrée de la résidence du Président le soir-même et de bloquer avec mon corps l’entrée du Président russe et de sa délégation », a assuré la mère, qui s’est rendue dans la capitale russe pour tenter d’obtenir la libération de sa fille.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui a qualifié la peine de prison « d’absurde », a demandé à Poutine de la gracier lors d’un appel téléphonique.

Moscou a fait savoir que le dirigeant russe examinerait la demande.

Netanyahu, qui s’est vanté de ses liens étroits avec Moscou, a promis lors d’un événement de campagne en décembre de faire sortir l’Israélo-américaine des prisons russes, faisant naître l’espoir d’une percée diplomatique.

Le mois dernier, Naama Issachar a été brusquement transférée de la prison de Moscou où elle était détenue vers un centre de détention éloigné, avant de retourner finalement dans la capitale quelques jours plus tard.

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