Netanyahu aurait mené des pourparlers secrets avec un responsable du Hamas en 2014 – média
Selon Walla, le Premier ministre aurait directement négocié avec Ghazi Hamad au Caire à l’insu des responsables de la sécurité et des négociateurs ; son cabinet dément
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Le Premier ministre Benjamin Netanyahu aurait mené des négociations directes avec un haut responsable du groupe terroriste palestinien du Hamas pendant la guerre de Gaza de 2014, à l’insu des responsables israéliens de la sécurité, a rapporté jeudi le site d’information Walla.
Le cabinet du Premier ministre a démenti ces informations du média qui citait un ancien haut responsable du Conseil national de sécurité israélien, affirmant que de telles discussions n’avaient jamais eu lieu.
Selon l’article, Netanyahu aurait été mis en relation avec Ghazi Hamad, un haut responsable du Hamas, par Shlomi Fogel, l’un de ses associés. Ce dernier aurait auparavant joué un rôle dans la coordination des transferts de fonds qataris vers le Hamas, effectués avec l’aval d’Israël. Il a par ailleurs reconnu avoir eu, par le passé, des contacts avec le groupe terroriste.
À l’époque, Hamad occupait le poste de vice-ministre au sein du gouvernement du Hamas à Gaza.
Les discussions entre Netanyahu et Hamad se seraient déroulées alors que des négociations officielles étaient en cours au Caire pour mettre fin à la guerre, qui durait alors depuis un mois. Selon Walla, la délégation israélienne au Caire n’aurait pas été informée de ces pourparlers officieux.
Les conversations entre Fogel et Hamad se seraient déroulées par téléphone sur plusieurs semaines. Netanyahu aurait fixé les grandes lignes des négociations, tandis que Yossi Cohen, alors chef du Conseil de sécurité nationale, aurait élaboré les messages transmis par Fogel, selon l’article.
À un moment donné, les responsables de la sécurité auraient découvert l’existence de ce canal secret. Fogel aurait été interrogé à deux reprises et aurait pu démontrer qu’il agissait pour le compte de Netanyahu et de Cohen.
Le cabinet du Premier ministre a affirmé qu’aucun pourparler de ce type n’avait jamais eu lieu, dénonçant de « fausses informations propagées par des adversaires politiques cherchant à nuire au Premier ministre ».
L’entourage de Fogel a également démenti ces informations, affirmant qu’il n’avait « jamais été mandaté par le Premier ministre ni par le conseiller à la sécurité nationale pour établir des contacts avec Ghazi Hamad ou tout autre responsable du Hamas. Ces informations sont fausses. »
Gadi Eisenkot, président du parti Yashar et favori des élections, a réagi à ces informations en affirmant que « chaque jour, on comprend mieux pourquoi Benjamin Netanyahu se bat comme si sa vie en dépendait pour empêcher la création d’une commission d’enquête nationale ». Il faisait référence aux appels à la création d’une commission chargée d’enquêter sur les défaillances ayant conduit au pogrom meurtrier perpétré par le Hamas dans le sud d’Israël le 7 octobre 2023.
« Pour la énième fois, nous sommes confrontés aux échecs du gouvernement Netanyahu », a déclaré l’ancien chef d’état-major, accusant le Premier ministre de faire du « désordre, des mensonges et du ‘diviser pour mieux régner’ » sa méthode de gouvernement.
Le président d’Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, a pour sa part affirmé que le Premier ministre représentait un « danger pour la sécurité d’Israël ».
« C’est Netanyahu qui a lancé le transfert de valises remplies de dollars au Hamas et qui a personnellement offert l’immunité à des dirigeants terroristes », a affirmé le député de droite dure. « Netanyahu a entretenu une correspondance avec Yahya Sinwar. Netanyahu est un danger pour la sécurité d’Israël. »
Liberman a réitéré l’engagement des partis d’opposition à créer une commission d’enquête nationale sur les échecs entourant le pogrom du 7-Octobre perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas s’ils remportent les élections d’octobre.
L’ancien Premier ministre et actuel chef du parti BeYachad, Naftali Bennett, qui était ministre du gouvernement Netanyahu en 2014, a publié sur X que le Premier ministre n’était « plus capable d’assurer notre sécurité et encore moins de vaincre l’ennemi ».
L’an dernier, le quotidien économique TheMarker rapportait que Fogel, magnat milliardaire du transport maritime, avait directement participé à la coordination des transferts de fonds qataris vers le Hamas à Gaza au cours des années précédentes, avec l’aval d’Israël.
Ces révélations sont intervenues alors que des enquêtes étaient en cours sur les liens présumés illégaux entre le Qatar et plusieurs collaborateurs de Netanyahu, ainsi que sur les accusations selon lesquelles le Premier ministre aurait contribué à renforcer le Hamas tout en se méprenant gravement sur les intentions du groupe terroriste.
Entre 2018 et 2021, des centaines de millions de dollars en espèces provenant du Qatar ont été acheminés à Gaza et remis en mains propres, avec l’aval d’Israël, qui espérait ainsi contenir les tensions dans la bande de Gaza, alors confrontée à un taux de chômage extrêmement élevé.
Tsahal tue le garde du corps de Sinwar et un autre terroriste impliqué dans le pogrom du 7-Octobre
Ces révélations interviennent alors que les violences se poursuivent dans la bande de Gaza malgré le cessez-le-feu.
L’armée israélienne a indiqué au Times of Israel avoir pris pour cible un terroriste à Gaza-City, précisant que de plus amples détails seraient communiqués ultérieurement.
Les médias palestiniens ont fait état d’un mort et de plusieurs blessés dans cette frappe de drone.
Plus tôt, Tsahal avait annoncé qu’une frappe menée dimanche à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, avait tué Hazem Musa, ancien garde du corps du chef du Hamas Yahya Sinwar, tué par l’armée israélienne en octobre 2024.
Musa était membre de la force d’élite Nukhba du Hamas et avait participé, le 7 octobre 2023, à l’assaut contre la base de Reim de Tsahal, située près de la frontière avec la bande de Gaza, selon l’armée.
Une frappe menée lundi à Khan Younès a également éliminé un terroriste de la force Nukhba, Razek Sahil Suleiman Abu Shahma, qui avait lui aussi participé à l’invasion de la base de Reim le 7-Octobre, selon Tsahal.
Abu Shahma avait lui aussi été garde du corps de Sinwar, a indiqué l’armée.
Tsahal a justifié ces frappes menées pendant le cessez-le-feu en affirmant que les deux hommes préparaient des attaques contre les soldats et les civils israéliens, tout en œuvrant à rétablir les capacités du Hamas, « le tout en violation de l’accord de cessez-le-feu ».
Les frappes visaient à « éliminer la menace », a déclaré l’armée.
Par ailleurs, l’armée de l’air israélienne a bombardé mercredi un site du Hamas dans le nord de la bande de Gaza qui se trouvait à proximité d’un hôpital et d’une école, a indiqué Tsahal jeudi.
Selon l’armée, cette installation située à Jabaliya servait au Hamas de « poste d’embuscade » et de dépôt d’armes. Ces derniers temps, le groupe terroriste y aurait préparé des attaques et œuvré au rétablissement de ses capacités.
La frappe a neutralisé plusieurs terroristes du Hamas, selon l’armée.
Tsahal a indiqué que ce « poste d’embuscade » se trouvait à une cinquantaine de mètres de la « ligne jaune » dans ce secteur et qu’il « constituait donc une menace pour les soldats de Tsahal opérant dans la zone ».
Il se trouvait également à environ 70 mètres de l’hôpital Kamal Adwan et à 170 mètres d’une école, a précisé l’armée.
Ces derniers mois, Tsahal a intensifié ses efforts pour éliminer les terroristes palestiniens ayant participé au pogrom du 7-Octobre. L’armée justifie ces frappes menées malgré le cessez-le-feu en affirmant que leurs cibles « représentaient une menace immédiate ».
Katz au Hamas : l’ultimatum sur les cerfs-volants a expiré
Le ministre de la Défense, Israel Katz, a déclaré que l’ultimatum adressé par Israël au Hamas après les lancements de cerfs-volants depuis la bande de Gaza en direction des localités frontalières avait expiré.
« Le délai accordé après les lancements de ballons et de cerfs-volants depuis la bande de Gaza en direction des localités du Néguev a expiré. Nous avons clairement indiqué qu’à nos yeux, chaque lancement constitue un acte de terrorisme à part entière et que nous le traiterons comme tel », a-t-il déclaré.
Les lancements de cerfs-volants depuis Gaza s’étaient multipliés la semaine dernière, mais aucun nouvel incident de ce type n’a été signalé ces derniers jours.
« Tout lancement fera désormais l’objet d’une riposte énergique contre les responsables, les organisateurs et les auteurs, ainsi que les sites de lancement et les infrastructures utilisées », a déclaré Katz.
Ces nouveaux incidents ont ravivé le souvenir des vagues de cerfs-volants et de ballons incendiaires ou chargés d’explosifs lancés depuis Gaza entre 2018 et 2021, dont certains avaient provoqué d’importants incendies dans le sud d’Israël.
Dimanche, Tsahal a averti le Hamas qu’elle intensifierait ses opérations à Gaza si les lancements de cerfs-volants, de drones et de ballons en direction d’Israël se poursuivaient, après une récente recrudescence de ce type d’incidents. Le Hamas a nié toute responsabilité.
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