Netanyahu : Le monde arabe respecte un ‘Israël fort’, les Palestiniens suivront
Rechercher

Netanyahu : Le monde arabe respecte un ‘Israël fort’, les Palestiniens suivront

Le Premier ministre s’est vanté des relations avec les puissances du Moyen-Orient et des Etats-Unis lors d’un intense discours prononcé lors de l’ouverture de la session d’hiver de la Knesset

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu arrive à la Knesset pour l'inauguration de sa session hivernale, le 31 octobre 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu arrive à la Knesset pour l'inauguration de sa session hivernale, le 31 octobre 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré, au premier jour de la session parlementaire d’hiver à la Knesset, qu’il espérait que le président américain Barack Obama n’abandonnerait pas Israël.

« Je voudrais exprimer notre appréciation de l’aide militaire [américaine] que nous avons reçue », a-t-il déclaré lundi.

« Cela ne signifie pas que des désaccords occasionnels ne surviendront pas entre nous, mais j’espère qu’ils seront rares. Obama a déclaré en 2011 que le paix ne se ferait pas par des résolutions des Nations unies, mais par des négociations directes. Je pense qu’il restera fidèle à cela, et n’abandonnera pas Israël », a déclaré Netanyahu.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a indiqué lundi qu’un “Israël fort” est la clé vers la croissance et la stabilité dans un Moyen-Orient tumultueux, disant lors de l’ouverture de la session d’hiver de la Knesset que le monde arabe respectait sa position forte et que les Palestiniens suivraient bientôt.

“Quelque chose de significatif est en train de se passer : De nombreux pays dans le monde arabe commencent à voir Israël avec respect et appréciation”, a-t-il déclaré aux membres de la Knesset présents lors de la cérémonie. « Pourquoi cela est-il arrivé ? Parce que nous nous sommes rendus ? Parce que nous avons accepté d’abandonner Jérusalem ? »

Adoptant un ton très différent de celui du président Reuven Rivlin, qui avait pris la parole avant lui sur la nécessité du dialogue et du compromis, Netanyahu a expliqué que le monde arabe respecte ceux qui se tiennent debout et projettent la force et le pouvoir.

“J’agis différemment”, a-t-il déclaré. “Je ne me laisse pas dissuader par la critique. Il n’y a qu’une seule politique pour garantir notre paix et notre espoirs futurs : Un Israël fort ».

Citant des reportages dans le monde au début des Printemps arabes, qui prédisaient l’ascendance de la Syrie et de la Tunisie, Netanyahu a indiqué qu’Israël est le seul pays de la région qui est resté stable.

Reconnaître la vérité concernant la position d’Israël est ce qui pourra peut-être amener les Palestiniens à réaliser que “nous sommes là pour y rester”, a-t-il expliqué. « Les choses ont changé. Les Palestiniens n’entraîneront pas le monde arabe, le monde arabe entraînera les Palestiniens ».

Les parlementaires de la Liste arabe unie sont sortis de la sale accueillant la séance plénière au moment où le Premier ministre a entamé son discours.

Cette initiative est survenue après que la coalition ait indiqué que tous ses membres à la Knesset boycotteraient les allocutions des membres de la Liste arabe unie en riposte à leur décision de ne pas se rendre aux funérailles de Shimon Peres le 30 septembre.

La force d’Israël, a continué Netanyahu, peut également être vue à travers ses relations avec l’Occident.

“Les deux candidats à la Maison Blanche lors des élections présidentielles américaines m’ont invité à la Maison-Blanche à l’issue du scrutin”, a-t-il révélé. « En contraste avec ce que peuvent dire les gens, nos relations avec les Etats-Unis sont plus fortes que jamais ».

Dans un de ses propos les plus commentés sur d’éventuels projets du président américain Barack Obama de changer sa politique envers Israël entre le 9 novembre et son départ en janvier 2017, Netanyahu a dit qu’il espérait que le président « n’abandonnerait pas » l’état juif.

“Je voudrais exprimer notre appréciation de l’aide [américaine] que nous avons reçue”, a-t-il expliqué.

« Cela ne signifie pas toutefois que des désaccords occasionnels ne naîtront pas entre nous, mais j’espère qu’ils seront rares. Obama a déclaré en 2011 que la paix se sera pas réalisée par les résolutions de l’ONU mais à travers des négociations directes. Je crois que nous resterons fidèles à cela, et que nous n’abandonnerons pas Israël ».

Le président Reuven Rivlin (à gauche) et le président du parlement Yuli Edelstein, devant la Knesset pour l'inauguration de sa session hivernale, le 31 octobre 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le président Reuven Rivlin (à gauche) et le président du parlement Yuli Edelstein, devant la Knesset pour l’inauguration de sa session hivernale, le 31 octobre 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Quelques minutes auparavant, Rivlin, lors d’une longue allocution concernant la nécessité pour les communautés disparates de la société israélienne de s’écouter les unes les autres, a semblé également se référer à l’élection américaine ainsi qu’aux développements survenus dans divers pays européens, avertissant de l’absolu besoin de sauvegarder la démocratie et de s’engager auprès de ceux qui doutent de sa pertinence.

“Aujourd’hui nous voyons les citoyens de démocraties plus vieilles que la nôtre qui se préparent à abandonner certaines de leurs libertés au nom d’un leadership fort – parfois démagogique et populiste – mais capable d’établir la stabilité et d’afficher de la force”, a-t-il constaté.

« Certains soulignent la menace dans le débat lui-même – dans le débat libéral, démocratique, moral, le débat sur les droits de l’Homme, les droits civils, le débat sur la règle de la loi et des valeurs – les règles du débat “politiquement correct” auxquels ils ont dû se soumettre par la force d’une manière qui a étouffé leur identité et leur capacité à exprimer une opinion ».

Mais tandis que certains sont choqués par cette perspective, les gens doivent comprendre et se réconcilier avec, a ajouté Rivlin.

« Ce serait une grave erreur de les nier, ou alternativement de déplorer depuis plusieurs plateformes la fin de la démocratie, de se plaindre de ‘perdre le chemin’ et de la destruction des valeurs. Ce sont des positions basées sur les valeurs qui entrent en lutte avec la définition des frontières, de l’identité, et de la légitimité de la démocratie ».

Entrant dans la bagarre politique au sujet de l’avenir de la nouvelle station de radiodiffusion publique en devenir, il a mis en garde contre l’intervention gouvernementale dans les médias.

“Ceux qui sont favorables à une autorité de diffusion publique ne peuvent pas la transformer en trompettes de ses propres commissaires et ceux qui s’y opposent doivent venir nous donner une opinion claire”, a-t-il expliqué. « Ceux qui veulent une autorité de diffusion publique doivent s’assurer qu’elle sera impartiale envers les lignes partisanes ».

Le Premier ministre a livré des efforts pour faire fermer une entreprise de radiodiffusion qui n’émet pas encore. Elle vient remplacer l’Israel Broadcasting Authority (IBA), actuellement en difficulté.

Alors que le gouvernement maintient qu’il cherche à entraver le nouvel organisme de diffusion pour réduire les coûts, les critiques affirment que la raison réelle de la volte-face de Netanyahu est la crainte de l’indépendance politique de la station de radiodiffusion. Cette allégation est étayée par des déclarations de Netanyahu déplorant qu’elle soit orientée à gauche.

“Nous réhabiliterons l’Autorité de radiodiffusion d’Israël et nous le ferons avec une responsabilité financière”, a déclaré plus tard Netanyahu dans son propre discours, signalant qu’il ne ferait aucun compromis sur les plans de démantèlement du nouveau diffuseur.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...