Netanyahu : L’empire iranien vacille. Faisons en sorte qu’il bascule encore plus
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Netanyahu : L’empire iranien vacille. Faisons en sorte qu’il bascule encore plus

Lors de sa réunion avec Pompeo à Lisbonne, le Premier ministre a dit qu'Israël ne cesse de contrer l'agression iranienne, sans commenter la frappe de l'entrepôt d'armes syrien

Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo, (à gauche), rencontre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Lisbonne, le 4 décembre 2019. (Kobi Gideon/GPO)
Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo, (à gauche), rencontre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Lisbonne, le 4 décembre 2019. (Kobi Gideon/GPO)

LISBONNE, Portugal – Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a appelé mercredi à une action accrue contre l’Iran, indiquant que les troubles récents en République islamique offrent une occasion de renverser le régime.

« L’agression de l’Iran s’intensifie, mais son empire chancelle. Et je dis : faisons en sorte qu’il chancelle encore davantage », a-t-il déclaré au début d’une réunion avec le secrétaire d’État américain Mike Pompeo.

« L’Iran intensifie son agression au moment où nous parlons, même aujourd’hui, dans la région », a-t-il ajouté. « Ils essaient d’avoir des zones de transit contre nous et la région depuis l’Iran lui-même, depuis l’Irak, depuis la Syrie, depuis le Liban, Gaza et le Yémen. Et nous sommes activement engagés dans la lutte contre cette agression. »

Toutefois, il a refusé de commenter les informations parues dans les médias arabes au sujet d’une attaque aérienne mercredi contre un dépôt d’armes sous contrôle iranien dans l’est de la Syrie.

« Je n’en parle jamais », a-t-il répondu à la question d’un journaliste.

M. Netanyahu a également remercié M. Pompeo pour sa déclaration du mois dernier selon laquelle les implantations israéliennes ne sont pas nécessairement illégales au regard du droit international.

« Je pense que, contrairement à toutes les idées reçues, cela fait avancer la paix, parce que la paix doit être basée sur la vérité, et non sur des mensonges », a-t-il dit. « Et nous sommes déterminés à promouvoir la sécurité, la prospérité et la paix dans notre région, et je crois que c’est exactement ce que cette conversation et ces sujets et bien d’autres feront ».

Pompeo, dans ses remarques, s’est concentré sur les récentes contestations en Iran, au cours desquelles le régime a tué des dizaines de manifestants qui protestaient contre la hausse des prix du carburant.

« Ce sont des gens qui aspirent à la liberté [et à] un mode de vie raisonnable. Et ils reconnaissent la menace que représentent les kleptocrates qui dirigent la République islamique d’Iran », a-t-il dit.

« Nous avons donc discuté avec nos partenaires européens de la manière dont nous pouvons, ensemble, faire tout ce qui est en notre pouvoir pour créer des opportunités pour ces personnes qui veulent simplement la liberté et une chance de vivre une vie normale. »

Au centre du voyage de deux jours de Netanyahu à Lisbonne figure un dîner de travail planifié avec Pompeo, un fervent partisan pro-israélien et un architecte clé de la campagne dite de pression maximale contre l’Iran, qui inclut des sanctions économiques sévères.

Des manifestants iraniens se rassemblent autour d’un feu lors d’une manifestation contre la hausse des prix de l’essence dans la capitale Téhéran, le 16 novembre 2019. (Crédit : AFP)

Le Premier ministre devait également rencontrer le Premier ministre du Portugal Antonio Costa et son ministre des Affaires étrangères Augusto Santos Silva.

S’adressant aux journalistes avant de décoller plus tôt mercredi, Netanyahu avait déclaré que la discussion avec Pompeo se « concentrerait d’abord sur l’Iran, et deux autres questions : le pacte de défense avec les Etats-Unis que je cherche à promouvoir, et aussi une future reconnaissance américaine sur la souveraineté israélienne dans la vallée du Jourdain. Ce sont des questions très importantes, nous les traitons tout le temps. Et il y a aussi d’autres questions, que je ne détaillerai pas maintenant. »

Les pourparlers devraient porter sur les efforts du régime iranien pour s’établir militairement en Syrie, ainsi que sur ses violations croissantes de l’accord nucléaire de 2015, notamment sa récente décision de reprendre l’enrichissement de l’uranium à l’installation nucléaire de Fordo.

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo rend visite au Premier ministre Benjamin Netanyahu à l’occasion d’un entretien avec le Premier ministre le 18 octobre 2019. À gauche, l’ambassadeur des États-Unis en Israël, David Friedman. (Amos Ben Gershom / GPO)

Le Premier ministre a également réitéré ses critiques sévères à l’égard des pays européens qui ont récemment rejoint le mécanisme financier de l’INSTEX, qui vise à permettre à l’Iran de continuer à vendre son pétrole malgré les sanctions américaines punitives.

« Ils devraient avoir honte d’eux-mêmes », déclara Netanyahu avec colère.

« Alors que des gens risquent leur vie et meurent dans les rues de Téhéran, ils apportent leur soutien à ce régime tyrannique. Les tyrans de Téhéran ne doivent pas être soutenus actuellement, ils doivent subir des pressions. »

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