Rechercher

Netanyahu presse Poutine pour que l’Iran reste hors de Syrie

Les deux dirigeants ont parlé au téléphone après que l’envoyé du Kremlin a déclaré que la présence de Téhéran visait seulement à "combattre le terrorisme"

Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avec le président russe Vladimir Poutine lors de leur rencontre à Moscou, le 9 mars 2017. (Crédit : Pavel Golovkin/Pool/AFP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avec le président russe Vladimir Poutine lors de leur rencontre à Moscou, le 9 mars 2017. (Crédit : Pavel Golovkin/Pool/AFP)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est entretenu mardi avec le président russe Vladimir Poutine au téléphone au sujet de l’accord de cessez-le-feu dans la guerre civile et de la présence iranienne à proximité des frontières d’Israël avec le pays déchiré par la guerre, a précisé le Bureau du Premier ministre.

La conversation était la dernière en date dans une série de contacts de haut niveau entre Israël et la Russie, au milieu de tensions entre les pays concernant la permission accordée à l’Iran et aux milices chiites soutenues par Téhéran de maintenir un bastion en Syrie et de la frontière israélienne.

« La conversation a duré environ une demi-heure ; on a abordé la question syrienne et la tentative de l’Iran de s’implanter en Syrie, a précisé le bureau de Netanyahu dans un communiqué. Netanyahu a insité sur la sécurité israélienne et a réitéré son opposition à l’implantation de l’Iran en Syrie ».

La conversation est intervenue un jour après que l’ambassadeur de Moscou en Israël a déclaré que la présence militaire en Syrie s’inscrivait seulement dans « la guerre contre le terrorisme ».

L’ambassadeur russe en Israël, Alexander Petrovich Shin, à la résidence présidentielle à Jérusalem. le 9 novembre 2015. (Crédit : Isaac Harari/Flash90)

« La Russie respecte les préoccupations israéliennes en matière de sécurité nationale », a écrit Alexander Shin dans un message publié sur sa page Facebook.

Plus tôt mardi, le Kremlin a communiqué que Poutine avait rencontré le président syrien Bachar el-Assad la veille dans la station balnéaire russe de Sotchi dans la mer Noire.

La rencontre à Sotchi, qui a duré trois heures, précédait un sommet entre les présidents de l’Iran, de la Russie et de la Turquie prévu mercredi pour le même événement. L’Iran et de la Russie ont été les principaux soutiens de la guerre civile alors que la Turquie soutient l’opposition.

Bashar el Assad et Vladimir Poutine, le 20 novembre 2017 (Crédit : capture d’écran télévision d’état russe

Poutine et Netanyahu se sont rencontrés en face à face pour la dernière fois en août, même s’ils auraient parlé au téléphone à plusieurs reprises depuis lors.

Le 17 octobre, Netanyahu a rencontré le ministre russe de la Défense Sergei Shoigu à Jérusalem, où les deux hommes ont discuté de la tentative de la République islamique de s’établir militairement en Syrie.

« L’Iran doit comprendre qu’Israël ne permettra pas cela », a déclaré Netanyahu à Shoigu, selon son bureau.

Selon un officiel israélien anonyme, avec l’accord de cessez-le-feu syrien, les milices associées à l’Iran pourraient garder leurs positions à une distance très proche (5 km) de la frontière dans ceraines zones, a annoncé Reuters la semaine dernière.

La semaine dernière, le ministre israélien de la Défense Avidgor Liberman a dit qu’Israël ne tolérera pas la présence de l’Iran en Syrie dans le cadre de l’accord américano-russe, tout particulièrement à proximité de la frontière israélienne.

« Nous ne permettrons tout simplement pas l’implantation chiite et iranienne en Syrie. Et nous ne permettrons pas à l’ensemble de la Syrie de devenir une base avancée contre l’Etat d’Israël. Quiconque ne comprenant pas cela – devrait le comprendre », a dit Liberman.

Benjamin Netanyahu (d) et Sergueï Choïgou, le 17 octobre 2017 à Jérusalem (Crédit : Haim Zach/GPO)

La veille, le ministre des Affaires étrangères Sergeï Lavrov a déclaré aux journalistes que les conditions du cessez-le-feu n’incluaient pas un engagement russe pour s’assurer que les milices liées à l’Iran se retireraient de Syrie.

L’Armée de l’Air israélienne a mené de nombreuses frappes aériennes en Syrie contre de convois d’armement à destination du groupe terroriste du Hezbollah soutenu par l’Iran, même si elle revendique rarement des raids individuels.

Le Hezbollah a envoyé des milliers de ses combattants pour aider les forces d’Assad à réprimer l’insurrection, qui dure depuis 6 ans.

Plus tôt ce mois, la BBC, citant un responsable occidental de la sécurité, a annoncé que l’Iran installait une base permanente sur un site utilisé par l’armée syrienne à proximité d’el-Kiswah, à 14 kilomètres au sud de Damas, et à 50 kilomètres de la frontière israélienne.

Avigdor Liberman, à gauche, avec le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, à Moscou, le 26 janvier 2015. (Crédit : Vasily Maximov/AFP)

En savoir plus sur :
S'inscrire ou se connecter
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
Se connecter avec
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation
S'inscrire pour continuer
Se connecter avec
Se connecter pour continuer
S'inscrire ou se connecter
Se connecter avec
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un email à gal@rgbmedia.org.
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.