Netanyahu répond à Erdogan : la Turquie « devient une sombre dictature »
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Netanyahu répond à Erdogan : la Turquie « devient une sombre dictature »

La loi sur l'état-nation "a montré sans laisser la moindre place au doute qu'Israël était l'Etat le plus sioniste, le plus fasciste et le plus raciste au monde", a affirmé Erdogan

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu dirige la réunion hebdomadaire du cabinet du Premier ministre à Jérusalem, le 15 avril 2018. (Alex Kolomoisky/Pool/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu dirige la réunion hebdomadaire du cabinet du Premier ministre à Jérusalem, le 15 avril 2018. (Alex Kolomoisky/Pool/Flash90)

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé mardi que la Turquie sous Recep Tayyip Erdogan devenait une « sombre dictature », en réponse au président turc qui a qualifié Israël d’Etat « le plus fasciste et raciste au monde ».

« Erdogan massacre des Syriens et des Kurdes et emprisonne des dizaines de milliers de Turcs (…) Sous son pouvoir, la Turquie devient une sombre dictature », a affirmé M. Netanyahu dans un communiqué, à la suite de déclarations virulentes du président turc contre le récent vote d’une loi définissant Israël comme « l’Etat nation du peuple juif ».

« Cette mesure a montré sans laisser la moindre place au doute qu’Israël était l’Etat le plus sioniste, le plus fasciste et le plus raciste au monde », a lancé M. Erdogan lors d’un discours devant son groupe parlementaire à Ankara, tandis que des députés criaient « maudit soit Israël ».

Le gouvernement turc avait déjà critiqué la semaine dernière cette loi, accusant les autorités israéliennes de chercher à mettre en place un « Etat d’apartheid ».

« L’esprit d’Hitler qui a entraîné le monde vers une grande catastrophe a de nouveau fleuri parmi certains dirigeants israéliens », a déclaré mardi M. Erdogan.

« J’appelle le monde musulman, la communauté chrétienne, tous les pays, organismes, ONG, journalistes démocrates et défenseurs des libertés dans le monde à passer à l’action contre Israël », a-t-il ajouté.

Ces déclarations surviennent sur fond de tensions entre Israël et la Turquie, qui critique régulièrement la politique israélienne concernant les Palestiniens ou les lieux de culte musulmans à Jérusalem.

Signe de l’état des relations entre les deux pays, Ankara a notamment sommé en mai l’ambassadeur d’Israël en Turquie de quitter le pays provisoirement.

Le président turc, très proche du groupe terroriste palestinien du Hamas, avait à cette occasion accusé Israël de « terrorisme d’Etat » et de « génocide ».

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