Officiel de Gaza: l’arrêt de l’envoi de fuel renforce les pénuries d’électricité
Rechercher

Officiel de Gaza: l’arrêt de l’envoi de fuel renforce les pénuries d’électricité

Israël a décidé de bloquer les approvisionnements après que plusieurs ballons incendiaires lancés depuis Gaza ont déclenché des incendies dans le sud du pays

Une famille palestinienne mange son dîner avec des bougies dans leur maison improvisée au camp de réfugiés de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, lors d'une coupure d'électricité, le 11 juin 2017. (AFP/Said Khatib)
Une famille palestinienne mange son dîner avec des bougies dans leur maison improvisée au camp de réfugiés de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, lors d'une coupure d'électricité, le 11 juin 2017. (AFP/Said Khatib)

La décision d’Israël d’arrêter les livraisons de fuel vers la seule centrale électrique de la bande de Gaza a fortement renforcé la pénurie d’électricité déjà existante dans l’enclave côtière, a déclaré Mohammed Thabet, un porte-parole pour l’entreprise de distribution d’électricité de Gaza, mercredi.

Mardi, l’Etat juif a décidé de bloquer tous les livraisons de fuel à destination de la centrale électrique après que plusieurs ballons incendiaires qui ont été lancés par des Palestiniens dans le bande de Gaza ont atterri dans la partie sud du pays.

Lundi, des ballons incendiaires en provenance de Gaza ont déclenché au moins 13 incendies dans le sud d’Israël, selon les services locaux des pompiers. Les ballons en provenance de la bande de Gaza ont causé 19 autres incendies mercredi, a déclaré le service de pompiers.

« Nous sommes maintenant confrontés à une baisse significative de la quantité d’électricité disponible », a ajouté Thabet lors d’un appel téléphonique. L’une des turbines a cessé de fonctionner et le régime actuel de fonctionnement est de cinq heures d’électricité disponible suivies de 11 heures de coupes électriques ».

Thabet a déclaré qu’au cours des derniers mois le régime de fonctionnement électrique se situait à huit heures d’électricité disponible suivies de huit heures de coupure électrique.

Thabet a dit qu’Israël pouvait modifier sa décision d’empêcher l’entrée de combustible. « Ce n’est pas la bonne décision. Israël punit toute la population à Gaza et frustre tout le monde », a-t-il dit, soulignant que la centrale électrique fonctionnait maintenant sur ses réserves. « Israël doit immédiatement revenir sur sa décision ».

L’unique centrale électrique de la bande de Gaza. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)

Gaza reçoit depuis longtemps moins d’électricité que les besoins nécessaires de ses habitants. Jusqu’à ce qu’Israël arrête les livraisons de fuel vers la centrale électrique mardi, le territoire recevait 190 megawatt heures d’électricité, alors que ses besoins moyens se situent entre 500-550 megawatt heures.

Le Coordinateur des activités du gouvernement dans les territoires (COGAT), l’organisme du ministère de la Défense responsable de la liaison avec les Palestiniens, a suggéré mardi qu’Israël n’autoriserait pas l’entrée du fuel pour l’usine électrique à Gaza jusqu’à ce que les ballons incendiaires cessent.

« 75 à 85 camions de fuel entrent dans Gaza chaque semaine, ce qui augmente de manière sensible les heures d’électricité disponibles », a déclaré le COGAT dans une vidéo, montrant des photos de combattants du groupe terroriste du Jihad islamique. « Les terrorises empêchent cela ».

Certains Palestiniens à Gaza utilisent des générateurs de secours pour approvisionner leurs maisons en électricité durant les coupures, s’ils peuvent se le permettre.

Gisha, un groupe de défense de droits de l’homme qui s’occupe des questions de le liberté de circulation, a fustigé Israël pour avoir bloqué les cargaisons de fuel.

« La décision d’Israël de réduire délibérément l’approvisionnement des produits humanitaires de base, en faisant sciemment du tort à la population civile à Gaza, constitue une punition collective illégale », a dit l’organisation dans un communiqué.

Mardi, Gisha a aussi envoyé une lettre au Premier ministre et ministre de la Défense Benjamin Netanyahu, au procureur général Avichai Mandelblit et au chef du Cogat Kamil Abu Rukun pour protester contre la décision et demander son annulation.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...