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ONU : 27 pays dénoncent la nature permanente de la commission d’enquête sur Israël

Washington, au nom des 27 pays sont "préoccupés", par l'absence de limite dans le temps et demandent que cesse l'"attention disproportionnée" accordée à Israël au sein du Conseil

L'envoyé d'Israël à l'ONU, Gilad Erdan, et d'autres membres de la mission israélienne quittant une session du Conseil de sécurité de l'ONU pour protester contre la tenue d'une réunion critique à l'égard d'Israël à l'occasion de Yom HaZikaron, le 25 avril 2023. (Crédit : Capture d'écran UN web TV ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur les droits d'auteur)
L'envoyé d'Israël à l'ONU, Gilad Erdan, et d'autres membres de la mission israélienne quittant une session du Conseil de sécurité de l'ONU pour protester contre la tenue d'une réunion critique à l'égard d'Israël à l'occasion de Yom HaZikaron, le 25 avril 2023. (Crédit : Capture d'écran UN web TV ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur les droits d'auteur)

Les Etats-Unis, au nom de 27 pays, ont dénoncé mardi la nature permanente de la commission d’enquête de l’ONU sur le conflit israélo-palestinien, à laquelle le Venezuela et ses alliés ont en revanche apporté leur soutien.

S’exprimant devant le Conseil des droits de l’homme (CDH) de l’ONU après la présentation d’un rapport des enquêteurs, l’ambassadrice américaine, Michèle Taylor, a indiqué que ces 27 pays sont « profondément préoccupés » par le fait que le mandat de la commission ne soit « pas limité dans le temps » et « sans clause de péremption ».

Ces pays, parmi lesquels figurent le Canada, le Royaume-Uni, l’Autriche et l’Italie, ont également demandé que cesse l' »attention disproportionnée » accordée à Israël au sein du Conseil.

La commission, créée il y a deux ans par le CDH, est chargée d’enquêter sur les violations présumées des droits humains commises dans les Territoires palestiniens et en Israël depuis l’escalade en avril 2021 ainsi que sur les causes profondes du conflit israélo-palestinien.

Lors d’une conférence de presse mercredi, l’un des enquêteurs, Miloon Kothari, a jugé que « le mandat illimité est plus que justifié ».

« Un pays a demandé aujourd’hui pourquoi la commission n’a pas de clause de péremption. Je répondrais que nous aimerions une date de péremption pour l’occupation israélienne », a-t-il dit.

Les commissaires des Nations Unies Chris Sidoti, à gauche, Navi Pillay, au centre, et Miloon Kothari, à droite, discutent de leur enquête sur Israël et les Palestiniens aux Nations Unies à New York, le 27 octobre 2022. (Crédit : Luke Tress/Times of Israel)

La présidente de la commission, Navi Pillay, a également balayé les critiques, jugeant « très stupide de ne pas parler aux commissaires » en raison de la nature de leur mandat.

« Méthodes punitives »

Dans leur rapport publié il y a quelques jours, les enquêteurs onusiens accusent les autorités, tant en Israël que dans les territoires palestiniens, de violer les droits de la société civile. Mais, selon eux, les autorités israéliennes sont responsables de la majorité de ces violations.

« Notre rapport montre que les autorités israéliennes ont eu recours à diverses méthodes punitives visant à dissuader et à entraver les activités des membres de la société civile palestinienne », a souligné Mme Pillay, dans une allocution vidéo, devant le CDH.

Après la publication du rapport, Israël a dénoncé les accusations à son encontre, faisant alors valoir que le pays dispose d' »une société civile robuste et indépendante composée de milliers d’ONG, de défenseurs des droits humains, de médias nationaux et internationaux ».

Son représentant n’a pas participé aux débats mercredi au Conseil, Israël ne coopérant pas avec la commission.

Les autorités israéliennes et américaines, ainsi que d’autres pays occidentaux, dénoncent régulièrement l’attention particulière accordée à Israël par le Conseil.

Le représentant palestinien, Ibrahim Khraishi, a dénoncé lui la déclaration faite mercredi par les Etats-Unis au nom de 27 pays. « C’est une honte », a-t-il dit.

Le Venezuela, prenant la parole au nom de plusieurs autres pays dont la Chine, la Russie et l’Iran, a apporté son soutien aux enquêteurs. « Nous sommes très préoccupés par les tentatives visant à saboter » la commission, a déclaré l’ambassadeur vénézuélien, Hector Constant Rosales.

Le représentant de l’Union européenne a pour sa part signalé que certains de ses Etats membres n’avaient pas soutenu la création de la commission en raison de préoccupations « concernant l’étendue de son mandat et son caractère permanent ».

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