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Oracle inaugure un premier centre à Jérusalem et devrait en ouvrir un deuxième

Ce centre de données dans le cloud est installé dans une structure souterraine de milliers de mètres-carrés, sur quatre niveaux

Sur cette photo non-datée fournie par Google, les canalisations colorées qui envoient et reçoivent l'eau de refroidissement pour le centre de données de Google de The Dalles, dans l'Oregon (Crédit : dit: AP/Google, Connie Zhou)
Sur cette photo non-datée fournie par Google, les canalisations colorées qui envoient et reçoivent l'eau de refroidissement pour le centre de données de Google de The Dalles, dans l'Oregon (Crédit : dit: AP/Google, Connie Zhou)

Le géant technologique Oracle a inauguré son nouveau centre de données souterrain à Jérusalem, dont les activités seront de fournir des services de cloud aux clients israéliens. Il a annoncé son projet d’ouvrir un deuxième centre dans le pays.

« Les entreprises et les entités gouvernementales ont besoin de passer dans le cloud rapidement et le nouveau centre souterrain de cloud d’Oracle, à Jérusalem, rend cela possible », a commenté la directrice-générale de la firme, Safra Catz, lors de l’inauguration qui a eu lieu en présence de la ministre de l’Économie Orna Barbivai, du ministre des Communications Yoaz Hendel, et du maire de Jérusalem Moshe Lion.

« Cette région cloud d’Oracle apportera tous les bénéfices en termes de coût, de performance et de sécurité d’Oracle à l’État d’Israël et ce, dès aujourd’hui – pas le mois prochain, pas l’année prochaine », a ajouté Catz.

Le second centre de données entre dans le cadre de la stratégie de région double mise en œuvre par Oracle et il « fournira aux clients une continuité commerciale encore plus forte et des capacités de rétablissement en cas de catastrophe naturelle, et il garantira aussi que toutes les données resteront en Israël », a fait savoir l’entreprise dans un communiqué qui a été émis mercredi.

Ces centres de données rentrent globalement dans le plan général d’Oracle d’établir 38 régions cloud dans le monde entier d’ici la fin de l’année 2021. Au mois de novembre dernier, Oracle a ouvert un tel centre à Dubaï.

Le projet d’Oracle d’ouvrir une deuxième région cloud en Israël « démontre notre engagement continu à l’égard de l’État d’Israël », a commenté de son côté Eran Feigenbaum, administrateur d’Oracle Israel. « Nous avons œuvré à fournir à Israël le tout premier cloud de tous les vendeurs de cloud majeurs et, aujourd’hui, nous programmons d’ouvrir un nouveau centre, qui permettra à un plus grand nombre de clients de profiter de la gamme entière des services offerts par Oracle ».

Safra Catz, PDG d’Oracle et Alon Ben Zur, le directeur général, à Jérusalem, le 8 juillet 2021. (Crédit : Ezra Levy)

Cette inauguration fait d’Oracle le tout premier vendeur mondial de cloud à installer une région cloud opérationnelle dans le pays. Le centre a été établi avec Bynet Data Communications, sur sa ferme de serveurs, à Jérusalem – dans une structure souterraine qui fait des milliers de mètres-carrés et qui s’étend sur quatre niveaux, à une profondeur de 50 mètres sous la surface de la terre.

Ce nouveau centre de données fournira des services de cloud avancés aux entreprises officiant dans une grande variété de secteurs – défense, gouvernement, banques, compagnies d’assurances, infrastructures, technologie et vente au détail.

« L’établissement d’un premier cloud public en Israël, et spécifiquement à Jérusalem, contribuera au développement de la technologie dans la ville », avait déclaré Moshe Lion, maire de la ville, quand le projet avait été annoncé au mois de février. « C’est une véritable révolution des technologies de l’information ».

Au mois d’avril, Oracle, Microsoft et IBM s’étaient inclinés lors d’un appel d’offres devant Amazon et Google concernant la construction d’un centre de données dans le cloud et la fourniture de services associés en direction d’entités gouvernementales, des ministères et autres unités dans le cadre d’un appel d’offres gouvernemental à hauteur de quatre milliards de shekels. Ces centres de données doivent apporter à ces institutions un accès amélioré aux serveurs, des bases de données et des services de stockage et d’application.

Les fournisseurs de ces services de cloud devraient établir un centre de données régional en Israël qui « répondrait aux exigences de la nation en termes de sécurité, de durabilité et de continuité opérationnelle », avait fait savoir, fin janvier, le ministère des Finances. De plus, les infrastructures locales devraient être « opérationnelles de manière totalement séparées des services publics de cloud assurés par le fournisseur dans toutes les autres régions du monde ».

Les gagnants de l’appel d’offres, Google et Amazon, ont signé des contrats au mois de mai avec pour objectif de lancer les centres de données dans le cloud en Israël d’ici deux ans approximativement.

Jusqu’à ce que les centres de données régionaux soient construits – ce qui devrait survenir à l’horizon 2023 – les services de cloud seront assurés par des centres de données AWS de Google et d’Amazon en Irlande, en Hollande et à Francfort. Toutes les données seront ensuite transférées dans les centres qui seront établis au sein de l’État juif.

Ce projet de cloud – le projet Nimbus – est l’un des plus importants dans le secteur des technologies de l’information en Israël et il prévoit l’établissement de six centres de données. Il permettra aux ministères et aux autres entités publiques de transférer des serveurs et des services dans le cloud mis en place par les firmes ayant remporté l’appel d’offres.

Toutes les multinationales avaient offert de construire des centres de données et de fournir des services dans le cloud aux entités publiques locales, avec toutes les données stockées en sécurité, dans les frontières d’Israël uniquement, avec des règles de sécurité strictes et conformément à la loi israélienne.

Les employés israéliens devront bénéficier d’un agrément sécuritaire.

Cette semaine, plusieurs centaines d’employés de Google et d’Amazon ont écrit une lettre ouverte dénonçant les accords conclus avec Israël, et ils ont vivement demandé à leurs employeurs de « couper tous les liens avec l’armée israélienne ».

Au début de l’année, pendant le conflit qui avait opposé Israël aux groupes terroristes de Gaza, les employés de Google avaient demandé aux dirigeants de l’entreprise de réexaminer les contrats conclus conclus entre le géant technologique et « les institutions qui soutiennent les violations des droits des Palestiniens de la part d’Israël », citant l’armée israélienne comme exemple.

Le projet Nimbus est divisé en quatre parties avec quatre appels d’offres distincts : pour fournir des services de cloud au gouvernement sur une plate-forme publique – remporté par Google et AWS (Amazon Web Services) ; pour aider à définir une stratégie gouvernementale visant à déplacer les activités vers le cloud ; pour fournir une aide technique dans la mise en œuvre de la migration ; et un appel d’offres non encore publié pour fournir des services d’optimisation de l’utilisation du cloud.

Les consultants KPMG ont remporté le deuxième appel d’offres et participeront à la mise en place d’un centre d’excellence en matière de cloud computing, qui aidera à définir la stratégie du gouvernement pour transférer les activités vers le cloud computing. Ils étaient en concurrence avec Ernst & Young, McKinsey et HPE, a déclaré le ministère des finances en avril.

Par ailleurs, Microsoft a récemment annoncé qu’il allait ouvrir cinq nouveaux sites de R & D en Israël et embaucher 2 500 personnes supplémentaires.

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