Orly Levy-Abekasis n’évoque pas d’éventuelle fusion avec Gantz
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Orly Levy-Abekasis n’évoque pas d’éventuelle fusion avec Gantz

La dirigeante du parti Gesher a juré de se présenter seule à la tête d'une formation indépendante consacrée aux questions sociales, excluant ainsi toute union

la leader du parti Gesher, la députée Orly Levy-Abekasis, durant un événement de campagne à Tel Aviv, le 5 février 2019 (Crédit :Flash90)
la leader du parti Gesher, la députée Orly Levy-Abekasis, durant un événement de campagne à Tel Aviv, le 5 février 2019 (Crédit :Flash90)

La dirigeante du parti politique Gesher a clairement établi dimanche qu’elle n’était pas en pourparlers avec Benny Gantz autour d’une éventuelle fusion avec sa formation Hossen LeYisrael, pour tenter de battre le Likud au pouvoir lors des prochaines législatives.

« Il n’y a actuellement aucun contact entre Benny Gantz et moi », a expliqué la députée Orly Levy-Abekasis devant les caméras de la Douzième chaîne.

« Je vais être à la tête d’une liste indépendante parce que j’ai la conviction que le vrai changement ne viendra que d’un parti qui considérera ces sujets comme une priorité », a-t-elle expliqué, évoquant l’attention particulière qu’elle porte aux questions sociales. « Je peux y aller seule et j’irai seule ».

Pour Levy-Abekasis, ces rumeurs de partenariat avec Gantz émanent surtout des observateurs politiques.

« Cela ne m’intéresse pas de devenir ministre dans le prochain gouvernement – ce qui m’intéresse, c’est de savoir comment je peux faire avancer les choses que je veux changer et pour lesquelles je vais me battre », a-t-elle souligné. « Si les problèmes sociaux ne sont pas en tête des priorités, alors je ne pourrai pas être là ».

Dans un enregistrement réalisé lors d’une conférence à huis-clos diffusé jeudi par la Douzième chaîne, Levy-Abekasis a vivement critiqué le programme de la formation de Gantz.

Elle a en effet déclaré qu’il était si médiocrement écrit que son fils de douze ans aurait fait mieux.

Levy-Abekasis a également reconnu avoir reçu des offres de la part de différents partis politiques, mais elle les a accusés de ne se préoccuper que de sécurité et du nom du futur ministre de la Défense, négligeant les sujets sociaux.

L’ancien chef d’état-major israélien Benny Gantz arrive à Tel Aviv pour prononcer son premier discours électoral, le 29 janvier 2019. (Jack GUEZ / AFP)

De récents sondages ont montré qu’en s’alliant avec d’autres partis centristes et de centre-gauche, Gantz serait un mesure de bâtir une union qui remporterait plus de sièges que le Likud au pouvoir lors du scrutin du 9 avril, mais qu’il aurait du mal à rassembler une coalition représentant au moins 61 des 120 sièges de la Knesset.

Le mois dernier, la Douzième chaîne avait fait savoir que Gantz avait rencontré personnellement Levy-Abekasis pour tenter de la convaincre d’unir leurs forces sans pour autant fusionner les deux formations. Même si à l’époque, les enquêtes d’opinion indiquaient que Gesher franchirait le seuil électoral à la Knesset – qui est de 3,25 % – des sondages plus récents semblent montrer qu’elle rencontrera des difficultés à le faire.

Levy-Abekasis était entrée il y a neuf ans à la Knesset en tant que membre du parti Yisrael Beytenu, de l’ex-ministre de la Défense belliciste Liberman. Elle avait quitté la formation au mois de mai 2016 après son entrée à la coalition au pouvoir, déplorant qu’il ait abandonné son programme social. Elle siège depuis dans l’opposition, en tant qu’indépendante.

Il est difficile de la classer au niveau politique. Elle s’est fait un nom grâce à son militantisme en faveur des enfants, des personnes âgées et des plus défavorisés. Elle n’a pas encore fait savoir qui d’autre qu’elle représenterait son parti.

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