Rechercher

Pas de procès pour l’affaire Sarah Halimi : « incompréhension » de Valls

"Le prétexte de la folie à travers une justification antisémite du crime ne peut pas écarter la responsabilité" du meurtrier, a déclaré l'ancien Premier ministre

L'ancien Premier ministre français Manuel Valls au cours du sixième forum global de lutte contre l'antisémitisme au centre de convention de Jérusalem, le 22 mars 2018. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
L'ancien Premier ministre français Manuel Valls au cours du sixième forum global de lutte contre l'antisémitisme au centre de convention de Jérusalem, le 22 mars 2018. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

L’ancien Premier ministre Manuel Valls a déclaré dimanche que la décision de la Cour de cassation de ne pas traduire en justice le meurtrier de Sarah Halimi, la sexagénaire juive tuée à Paris en 2017, laissait « un goût profondément amer, d’incompréhension ».

Le 4 avril 2017, Kobili Traoré, 27 ans, de confession musulmane, avait fait irruption chez sa voisine de 65 ans, Lucie Attal aussi appelée Sarah Halimi, et l’avait rouée de coups aux cris de « Allah Akbar », en récitant des versets du Coran, avant de la jeter par-dessus le balcon d’un HLM de Belleville.

« Cette décision laisse un goût profondément amer, d’incompréhension », a affirmé l’ancien chef du gouvernement socialiste sur radio J.

« Bien sûr, il faut juger en droit mais la justice doit pouvoir aider à comprendre ce qui s’est passé, réparer les douleurs et précisément rendre justice. Et dans ce cas-là, elle ne rend pas justice », « elle ne répare pas la douleur de la famille Halimi et de tous ceux qui considèrent à juste titre que c’est un crime antisémite ».

Selon lui, « si la Cour de cassation a rendu son arrêt en fonction du droit, ça veut dire à ce moment-là qu’il faut changer le droit », car « le prétexte de la folie à travers une justification antisémite du crime ne peut pas écarter la responsabilité » du meurtrier.

La Cour de cassation, tout en entérinant le caractère antisémite du crime, a confirmé mercredi l’irresponsabilité pénale du meurtrier, pris d’une « bouffée délirante » lors des faits. Cette décision, qui ne remet pas en cause son hospitalisation psychiatrique ordonnée par la justice, assortie de mesures de sûreté pour 20 ans, a suscité déception et colère de représentants de la communauté juive.

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.