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Pas de signe d’un séisme imminent en Israël mais prédire reste difficile – Experts

Aucune activité sismique anormale n'a été décelée en Israël suite au séisme qui a touché la Turquie - mais le sujet est complexe et il est difficile d'avoir des certitudes

Sue Surkes est la journaliste spécialisée dans l'environnement du Times of Israel.

Une carte des sismomètres qui servent à la détection des tremblements de terre sur un écran, dans la salle d'opération du Centre d'études géologiques à Jérusalem, le 6 février 2022. (Crédit :  Sue Surkes/Times of Israel)
Une carte des sismomètres qui servent à la détection des tremblements de terre sur un écran, dans la salle d'opération du Centre d'études géologiques à Jérusalem, le 6 février 2022. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)

Il n’y a pas eu de signe récent d’un possible séisme imminent en Israël qui pourrait être déclenché par les fortes secousses qui ont fait trembler la Turquie et la Syrie, même si les prévisions restent difficiles avec les technologies qui sont actuellement disponibles, ont fait savoir des experts des tremblements de terre lundi.

Historiquement, Israël a connu en moyenne un grave séisme par siècle. Le dernier avait eu lieu en 1927. Le pays se situe le long de la vallée du grand Rift, un secteur vulnérable face aux tremblements de terre.

« C’est très dur d’établir un lien direct et de dire précisément comment un tremblement de terre en Turquie pourrait affecter un tremblement de terre en Israël », commente le professeur Zohar Gvirtzman, directeur du Centre d’études géologiques israélien, auprès du Times of Israel.

« Il est vrai que toutes les plaques tectoniques se touchent les unes les autres mais ces systèmes sont d’une telle complexité qu’il est difficile d’avancer une prédiction ».

Interrogé sur les activités sismiques récentes au sein de l’État juif, il affirme que son agence n’a rien décelé qui sorte de l’ordinaire.

« Nous surveillons les séismes en permanence et il n’y a rien eu d’inhabituel », a-t-il indiqué.

Ron Avni, professeur en études sismiques à l’université Ben-Gurion du Neguev, à Beersheva, déclare que dans la mesure où la Faille est-anatolienne, le long de laquelle les deux tremblements de terre massifs de lundi ont eu lieu, est liée à la faille syrienne-africaine, toute secousse importante survenant au niveau de la première peut – mais pas obligatoirement – entraîner une seconde secousse dans la deuxième, ce qui pourrait toucher Israël.

Le lien entre la faille est-anatolienne et la faille syrienne-africaine. (Crédit : Mikenorton, CC BY-SA 3.0, Wikimedia commons)

Avni admet que « on ne comprend pas encore assez bien les mécanismes. Nos connaissances sont empiriques – elles se basent sur ce que nous avons appris des séismes antérieurs ».

Le docteur Ron Avni. (Crédit : Dani Machlis/BGU)

« Nous connaissons la tectonique des plaques. Mais il est impossible de prédire de manière exacte quand le prochain tremblement de terre majeur arrivera en Israël ».

Au mois de février, l’année dernière, le Centre d’études géologiques israélien avait dévoilé une nouvelle technologie révolutionnaire, capable de détecter le tout premier signe de séisme et d’en avertir le Commandement intérieur par le biais d’une alerte en l’espace de dix secondes.

Une conférence de presse visant à annoncer ce nouveau système avait été organisée au mois de février 20233 suite à un tremblement de terre d’une magnitude de 3,7 sur l’échelle de Richter dont l’épicentre se trouvait dans la vallée du Jourdain, qui avait fait trembler Israël un mois auparavant.

Appelé TRUAA, basé sur un système qui avait été développé à l’université Berkley de Californie et qui avait été mis en service en 2019, ce système d’avertissement anticipé de 45 millions de shekels avait placé Israël sur un pied d’égalité avec d’autres nations telles que les États-Unis, Taïwan et le Japon.

Gvirtzman avait déclaré aux journalistes lors de la conférence consacrée au lancement de TRUAA que la technologie actuelle ne permettait pas de prédire le lieu, le moment ou la force d’un séisme.

Mais il avait signalé qu’en s’attardant sur les secousses initiales, plus faibles, qui précèdent un tremblement de terre, le système pouvait transmettre rapidement des informations – laissant le temps au plus grand nombre d’Israéliens possible de se mettre à l’abri, avait-il expliqué.

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