Rechercher

Plus de 25 arrestations lors d’une manifestation d’extrême-droite à Jérusalem

Des nationalistes ont brûlé des pneus et jeté des pierres sur la police, en amont du premier anniversaire de la mort d'Ahuvia Sandak, jeune partisan du mouvement pro-implantation

La police affronte des activistes d'extrême-droite qui manifestent contre la mort d'Ahuvia Sandak à Jérusalem, le 11 décembre 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
La police affronte des activistes d'extrême-droite qui manifestent contre la mort d'Ahuvia Sandak à Jérusalem, le 11 décembre 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

La police a arrêté plus de 25 personnes, samedi soir à Jérusalem, alors que des centaines d’activistes nationalistes se sont rassemblés pour dénoncer la mort d’un jeune adolescent partisan du mouvement pro-implantation lors d’une course-poursuite avec les forces de l’ordre, l’année dernière.

Ahuvia Sandak, 16 ans, avait été tué dans un accident de la circulation alors qu’il fuyait la police, au mois de décembre 2020, apparemment après avoir jeté des pierres à des Palestiniens. Les protestataires attribuent la responsabilité de sa mort à la police et demandent que l’affaire soit portée devant les tribunaux.

La mort de Sandak entraîne des manifestations régulières de la part des jeunes nationalistes. Les mouvements de protestation ont dégénéré de manière répétée, avec des violences et des arrestations.

Ce sont près de 400 jeunes qui se sont livrés à des émeutes dans la nuit de samedi à dimanche, près du pont des Cordes de Jérusalem – un regroupement marquant le prochain premier anniversaire de la mort de Sandak.

Les activistes ont brûlé des pneus et jeté des pierres sur les policiers, notamment à l’aide d’œufs et de pierres. Ils ont troublé l’ordre public, bloqué la circulation à l’entrée de la ville et bloqué la circulation des tramways dans la capitale.

Au moins un agent a été victime de gaz lacrymogène.

La police a utilisé des moyens de dispersion anti-émeutes.

Le maire de Jérusalem, Moshe Lion, à la 17e Conférence annuelle de Jérusalem du groupe « Besheva », le 25 février 2020. (Yonatan Sindel / Flash90)

Après le mouvement de protestation, le maire de Jérusalem, Moshe Lion, a demandé à la police de cesser d’utiliser les canons envoyant de l’eau nauséabonde pour disperser les émeutiers, disant qu’ils endommageaient les habitations et l’environnement.

« La manifestation dure seulement quelques heures et après, c’est la zone tout entière qui subit une odeur de pourriture pendant toute la semaine et ce, malgré les nombreuses opérations de nettoyage de la municipalité – et cela se répète semaine après semaine », a-t-il indiqué.

La mort de l’adolescent a entraîné des affrontements répétés entre manifestants et forces de l’ordre tout au long de l’année, principalement à Jérusalem.

Sandak, résident de l’implantation de Bat Ayin, fuyait la police des frontières à bord d’une voiture, en compagnie de trois autres jeunes, le 21 décembre 2020. La voiture avait fait une sortie de route et s’était renversée, et l’adolescent n’avait pas survécu à l’accident.

Selon la police, le groupe de Sandak a pris la fuite avant de perdre le contrôle du véhicule. Ses partisans considèrent que sa mort a été entraînée par la police et que les agents ont ciblé le véhicule par l’arrière, entraînant sa sortie de route.

La Knesset a voté l’ouverture d’une enquête dans ce dossier, le mois dernier.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...