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Plusieurs recontaminations par Omicron avec la nouvelle souche BA2 en Israël

Israël découvre une poignée de cas qui ont été infectés par la souche originale BA1 d'Omicron et qui ont maintenant contracté la souche BA2. On ignore s'ils ont été vaccinés

Une infirmière fait un test antigénique dans un centre de dépistage de Beit Hashmonai, le 16 janvier 2022. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)
Une infirmière fait un test antigénique dans un centre de dépistage de Beit Hashmonai, le 16 janvier 2022. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)

Israël a détecté les premiers cas de personnes qui ont été réinfectées par la nouvelle souche BA2 après avoir été infectées par le variant original Omicron, ont rapporté mardi les médias israéliens.

Selon des reportages de la Douzième chaîne et de la chaîne publique Kan, quelques personnes qui avaient été infectées par la souche originale BA1 Omicron ont également contracté la souche BA2.

Le nombre de cas est de l’ordre de quelques dizaines, et il n’a pas été précisé si ces personnes souffraient de maladies sous-jacentes, mais la Douzième chaîne a noté que cela suscitait des inquiétudes si les chiffres augmentaient.

Le reportage de Kan a précisé que l’on ne savait pas encore si les personnes réinfectées avaient été vaccinées ou non.

Un agent de santé prélève des échantillons de test sur des enfants à Jérusalem, le 11 août 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Plus tôt mardi, un expert israélien a déclaré aux ministres que le descendant du variant Omicron qui a été trouvé dans plus de 50 pays, dont Israël, pourrait être 1,5 fois plus contagieux que la souche originale.

Le professeur Eran Segal de l’Institut Weizmann, l’un des principaux conseillers du gouvernement sur la pandémie, a présenté des données sur le variant lors d’une réunion du cabinet sur le coronavirus.

Avant la réunion, Segal a déclaré à Kan que si la nouvelle souche BA.2 semblait être très contagieuse, les premiers signes indiquaient qu’elle ne provoquait pas de maladie plus grave que le variant original Omicron.

« Il semble qu’elle soit plus contagieuse, plus encore qu’Omicron, mais elle ne semble pas causer de forme plus grave de la maladie que le variant Omicron [original] », a déclaré Segal, biologiste informaticien.

Eran Segal (Autorisation)

Segal a noté que la souche BA.2 est devenue dominante au Danemark, où elle provoque une hausse des infections, au moment même où le pays commençait à sortir de la crise.

Toutefois, il a précisé que malgré une augmentation des hospitalisations générales dues au virus dans la nation scandinave, il n’y avait pas eu d’augmentation du nombre de patients gravement malades à cause de la nouvelle souche. Le Danemark a supprimé mardi la plupart de ses restrictions en matière de pandémie.

Segal a déclaré qu’il s’attendait à ce que 4,5 millions de personnes soient infectées en Israël d’ici la fin de la vague actuelle, soit près de la moitié du pays, et qu’il pensait que les infections du variant original Omicron BA.1 offriraient une protection contre la souche BA.2.

« Bien que nous ayons dépassé le pic de l’épidémie, les risques d’infection sont encore élevés et nous devons être prudents », a déclaré M. Segal. « Nous pouvons toutefois être optimistes, car nous constatons une diminution des infections. »

Une illustration de la souche COVID-19 Omicron (Crédit : CIPhotos ; Stock by Getty Images)

Une étude menée au Danemark et publiée lundi a révélé que les personnes infectées par la souche BA.2 étaient 33 % plus susceptibles de contaminer d’autres personnes que celles infectées par la souche BA.1, qui était déjà considérée comme plus contagieuse que la souche Delta et les souches antérieures. L’étude a analysé 8 500 foyers danois entre décembre et janvier.

« Nous concluons que la souche Omicron BA.2 est intrinsèquement beaucoup plus transmissible que la BA.1 et qu’elle possède également des propriétés immuno-évasives qui réduisent encore l’effet protecteur de la vaccination contre l’infection », ont déclaré les chercheurs.

L’étude n’a pas encore été examinée par des pairs et a été réalisée par des chercheurs du Statens Serum Institut (SSI), de l’Université de Copenhague, de Statistics Denmark et de l’Université technique du Danemark.

« Si vous avez été exposé à Omicron BA.2 dans votre foyer, vous avez 39 % de probabilité d’être infecté dans les sept jours. Si, au contraire, vous aviez été exposé au BA.1, la probabilité est de 29 % », a déclaré l’auteur principal de l’étude, Frederik Plesner, à l’agence de presse Reuters.

Photo d’illustration : Un jeune homme vient d’être dépisté positif à la COVID-19, montrant son test. (Crédit : iStock via Getty Images)

Le nouveau variant a suscité des inquiétudes au moment même où Israël semble prêt à mettre fin à la vague massive d’infections provoquées par Omicron. Si le nombre de cas a commencé à diminuer, le nombre de personnes gravement malades est resté élevé et le nombre de décès a continué à augmenter.

Au début de la réunion du cabinet, le Premier ministre Naftali Bennett a prévenu qu’Israël pouvait « s’attendre à une autre semaine et demie difficile ».

Plus tôt, le ministre de la Santé, Nitzan Horovitz, a déclaré qu’il s’attendait à ce que la vague Omicron se poursuive pendant trois semaines supplémentaires, a rapporté le site d’information Ynet.

Le gouvernement a continué à appeler à respecter les consignes sanitaires.

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