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Pour des électeurs socialistes, la « trahison » du « Front populaire »

"Si c'est un LFI qui n’a pas fait de déclaration antisémite, je pourrais tout de même voter pour eux, sinon je m’abstiendrai", dit un citoyen

Un manifestant brandissant une pancarte portant l'inscription "Front populaire" lors d'une manifestation sur la place de la République contre la victoire du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN) aux élections européennes, prenant une position de force dans les élections législatives anticipées convoquées par le président français après les résultats des élections, à Paris, le 10 juin 2024. (Crédit : Geoffroy Van Der Hasselt/AFP)
Un manifestant brandissant une pancarte portant l'inscription "Front populaire" lors d'une manifestation sur la place de la République contre la victoire du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN) aux élections européennes, prenant une position de force dans les élections législatives anticipées convoquées par le président français après les résultats des élections, à Paris, le 10 juin 2024. (Crédit : Geoffroy Van Der Hasselt/AFP)

Entre « désillusion » et « trahison », une partie des électeurs socialistes s’élève contre le nouveau « Front populaire » entre le parti socialiste (PS), le mouvement d’extrême-gauche radicale anti-Israël, La France Insoumise (LFI), les communistes (PC) et les Écologistes (EELV). Pour ceux qui ont choisi Raphaël Glucksmann lors des élections européennes, l’union avec LFI a parfois un goût amer.

« Tout le monde sait bien que le PS est arrivé en tête, mais le parti n’aborde pas l’élection en leader » de la gauche, dénonce Daniel, chef d’entreprise parisien. Encarté depuis 20 ans au sein du parti à la rose, le quadragénaire se sent « trahi ». Le « Front populaire » devrait présenter 175 candidats PS aux élections législatives, contre 229 LFI, 92 EELV et 50 PC.

Le PS, mené par Glucksmann, a fini premier des listes de gauche aux européennes dimanche. Son nombre de candidats augmente par rapport aux accords de la Nupes en 2022, mais reste sous le nombre de LFI, forts de leur score de 22 % à l’élection présidentielle de 2022.

« Ça fait mal au cœur, l’essence du parti s’effrite », lâche Florence, entrepreneure albigeoise et électrice socialiste depuis toujours. « Comment avoir confiance en des gens qui changent de discours toutes les trois minutes ? », interroge Vincent, directeur d’établissement de santé à Toulouse, aujourd’hui « dépité ».

L’alliance impossible

Pour eux, le problème n’est pas le principe d’une union à gauche, mais la présence de LFI en son sein. « LFI enfreint complètement les valeurs socialistes », affirme Florence.

Illustration : Rima Hassan (LFI) participant à une manifestation anti-Israël, devant l’Institut d’études politiques (Sciences Po Paris), à Paris, en France, le 26 avril 2024. (Crédit : Dimitar Dilkoff/AFP)

Plus précisément, certains sympathisants réprouvent la ligne de Jean-Luc Mélenchon, au contraire d’un François Ruffin qui apparaît plus consensuel. « Mélenchon, c’est du Trump », assène Vincent.

Parmi les reproches au leader LFI : « communautarisme », « complotisme », « propos violents », « soutien à des régimes autoritaires en Chine et en Russie ». Certains dénoncent également des propos antisémites depuis l’assaut barbare et sadique du groupe terroriste palestinien du Hamas sur le sud d’Israël le 7 octobre.

Faire barrage au RN ?

Si les partis de gauche veulent s’allier pour contrer le RN, l’argument ne convainc pas tous les sympathisants socialistes. Pour Daniel, mieux vaut « accepter de perdre plutôt qu’essayer de sauver quelques sièges ».

Mais tout le monde n’est pas aussi définitif. Gaëlle, quinquagénaire, cheffe d’une petite agence de communication et fidèle à l’aile libérale du PS, attend de voir le programme avant d’arrêter son choix. Elle souhaite par exemple des positions pro-européennes, la défense de l’Ukraine, ou encore la protection des services publics. Si ses exigences sont satisfaites, elle pourrait voter pour un candidat LFI, « en [se] bouchant le nez ».

« Si c’est un LFI qui n’a pas fait de déclaration antisémite, je pourrais tout de même voter pour eux, sinon je m’abstiendrai », explique Daniel. Florence, elle, a fait son choix : elle votera Renaissance, à contrecœur.

Malgré tout, 65 % des électeurs de Glucksmann aux européennes prévoient de voter pour l’alliance des gauches, selon un sondage Elabe pour BFMTV et La Tribune Dimanche paru mercredi.

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