Israël en guerre - Jour 151

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Pour Washington, le sauvetage des deux otages ne doit pas influer sur les négociations

La Maison Blanche est "satisfaite" du sauvetage des otages, mais déplore les civils palestiniens tués au cours de l'opération que le Hamas qualifie de "massacre perpétré à Rafah par Tsahal"

Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Des Palestiniens inspectant les dégâts causés à l’immeuble où deux otages israéliens étaient détenus avant d'être secourus lors d'une opération des forces de sécurité israéliennes à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 12 février 2024. (Crédit : Saïd Khatib/AFP)
Des Palestiniens inspectant les dégâts causés à l’immeuble où deux otages israéliens étaient détenus avant d'être secourus lors d'une opération des forces de sécurité israéliennes à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 12 février 2024. (Crédit : Saïd Khatib/AFP)

Le porte-parole du département d’État américain, Matt Miller, a déclaré lundi qu’Israël avait « tout à fait le droit » de mener des opérations de sauvetage des otages, comme il l’avait fait la veille.

Il a ajouté que l’opération « ne devrait en aucun cas avoir un impact sur les négociations » en cours pour obtenir la libération des 134 otages restants.

Parallèlement, un haut responsable du groupe terroriste palestinien du Hamas à Beyrouth, Osama Hamdan, a déclaré que la dernière offre d’Israël pour un accord sur la libération des otages est « un pas en arrière par rapport à la proposition rédigée à Paris », ce qui prouve qu’Israël « n’est pas sérieux dans sa volonté d’obtenir la libération des otages ».

Selon lui, la délégation du Hamas est actuellement au Caire pour discuter des réponses d’Israël à la proposition formulée à Paris. Hamdan a ajouté qu’Israël « impose des obstacles qui empêchent de parvenir à un accord ».

Louis Har, au centre, serrant une proche dans ses bras sous le regard de Fernando Marman, à l’hôpital Sheba, à Ramat Gan, le 12 février 2024. (Crédit : Capture d’écran)

Le porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, John Kirby, a déclaré que les États-Unis étaient « heureux » d’avoir appris le succès de l’opération militaire israélienne menée la veille ayant permis de sauver Fernando Marman, 61 ans, et Louis Har, 70 ans, à Rafah.

Kirby a ajouté que le président américain Joe Biden continuerait à œuvrer pour obtenir la libération des otages restants.

Le porte-parole de la Maison Blanche a pris note des informations selon lesquelles des dizaines de civils palestiniens auraient été tués dans les bombardements de l’armée israélienne au cours de l’opération.

« Je ne peux pas confirmer ces informations, mais comme nous l’avons dit à maintes reprises, le nombre approprié de victimes civiles est zéro », a ajouté Kirby.

132 otages enlevés par le Hamas et ses complices le 7 octobre sont encore à Gaza, mais certains ne sont plus en vie – après la libération de 105 civils au cours d’une trêve d’une semaine à la fin du mois de novembre.

Quatre otages avaient été libérées avant cela, et une soldate avait été secourue par l’armée israélienne. Les corps sans vie de huit otages ont également été retrouvés et trois otages ont été tués par erreur par l’armée le 15 décembre.

L’armée a confirmé le décès de 29 otages – notamment de deux captifs dont la mort a été annoncée mardi – qui se trouvaient encore à Gaza, citant de nouveaux renseignements et autres informations obtenues par les militaires en opération sur le terrain, au sein de l’enclave côtière. Une personne est encore considérée comme portée disparue depuis le 7 octobre et son sort reste indéterminé.

Outre les 132 otages, le Hamas détient aussi les dépouilles d’Oron Shaul et de Hadar Goldin, morts dans la bande en 2014. Il garde aussi en captivité deux civils israéliens, Avera Mengistu et Hisham al-Sayed, qui seraient encore vivants après être entrés dans la bande de leur propre gré en 2014 et en 2015.

Des Palestiniens inspectent les dégâts d’un bâtiment où deux otages étaient détenus par le Hamas avant d’être secourus lors d’une opération menée par les forces de sécurité israéliennes, à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 12 février 2024. (Crédit : Saïd Khatib/AFP)

Plus de 28 000 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé du Hamas. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ils incluraient ses propres terroristes et hommes armés, tués en Israël et à Gaza, et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza.

Tsahal dit avoir éliminé 10 000 terroristes palestiniens dans la bande de Gaza, en plus des quelque 1 000 terroristes qui ont pris d’assaut Israël le 7 octobre.

Après le sauvetage audacieux des otages Marman et Har, le groupe terroriste palestinien du Hamas s’est insurgé contre « le massacre que l’armée israélienne a perpétré à Rafah » et a accusé les États-Unis d’avoir « donné le feu vert ».

Qualifiant l’opération de poursuite d’une « guerre génocidaire » et de tentatives de déplacement forcé du peuple palestinien, le Hamas a affirmé qu’une centaine de personnes avaient été tuées à la suite de l’opération de sauvetage.

Tsahal a déclaré avoir utilisé une puissance de feu intense contre les terroristes à l’intérieur et autour du bâtiment où les deux otages étaient détenus, et que « de nombreux terroristes » avaient été tués.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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