Pyrénées: Des élus locaux choqués par une série de graffitis antisémites
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Pyrénées: Des élus locaux choqués par une série de graffitis antisémites

Dans la nuit du 3 au 4 novembre, des tags évoquant le négationniste Robert Faurisson ont été retrouvés dans les villes de Salies et d'Escos

Escos et Salies dans la région du Béarn dans les Pyrénées (Crédit: capture d'écran Google map)
Escos et Salies dans la région du Béarn dans les Pyrénées (Crédit: capture d'écran Google map)

Dans la nuit du samedi 3 au dimanche 4 octobre dernier, une série de graffitis antisémites ont été inscrits en noir dans deux communes des Pyrénées.

Les habitants ont pu lire à leur réveil des hommages au négationniste Robert Faurisson, mort le 21 octobre dernier.

Sur l’Ehpad de Salies, a été inscrit « Faurisson résistance », tout comme sur la place du Temple de la même ville, où l’on pouvait également lire « Shoah escroquerie ».

A Escos, les mêmes messages ont été retrouvés sur les murs de la mairie.

Selon le journal La République des Pyrénées, ses actes ont été « vivement dénoncés par le maire, Claude Serres-Cousiné », qui a déposé plainte lundi.

« C’est affreux. Je suis choqué. On n’a jamais eu ça à Escos. On est un petit village très calme. Je me sens complètement dépourvu, désolé », se désole le maire Daniel Vigneau cité par le même journal.

« Ici, cela a été fait en plus dans des endroits très visibles, juste à côté du monument aux morts… A quelques jours de la cérémonie du centenaire de 14-18… C’est une provocation ».

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Ces dernières semaines, des établissements d’enseignement supérieur ont également été ciblés par des inscriptions antisémites.

La ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, Frédérique Vidal, a décidé de faire la semaine dernière un bilan d’étape du plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme lancé en mars aux côtés des principaux acteurs de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme suite « à la multiplication des tags, graffitis, et expressions antisémites ces dernières semaines dans plusieurs établissements d’enseignement supérieur ».

Frédérique Vidal faisait référence entre autres, au local de l’UEJF vandaliséà l’université de Tolbiac, en septembre dernier.

Auparavant, c’est à la Haute école de commerce (HEC) que des tags antisémites avaient été découverts.

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