Quatre obus de mortier tirés depuis Gaza vers Israël ; pas de blessés
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Quatre obus de mortier tirés depuis Gaza vers Israël ; pas de blessés

Deux des obus ont été abattus par le Dôme de fer ; les autres seraient apparemment tombés dans un terrain vague

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Un missile israélien du Döme de Fer intercepte un projectile lancé depuis Gaza, sur la ville de Netivot, le 12 novembre 2019. (Crédit : MENAHEM KAHANA / AFP)
Un missile israélien du Döme de Fer intercepte un projectile lancé depuis Gaza, sur la ville de Netivot, le 12 novembre 2019. (Crédit : MENAHEM KAHANA / AFP)

Des terroristes palestiniens de la bande de Gaza ont tiré quatre obus de mortier vers le sud d’Israël dans l’après-midi de mercredi, n’entraînant ni dégâts, ni blessés, ont indiqué les militaires.

Deux des projectiles ont été interceptés par le système de défense du Dôme de fer. Les deux autres seraient apparemment retombés dans un champ de la région Shaar Hanegev, à l’est du nord de Gaza.

Cette attaque est venue troubler une période de calme relatif le long de la frontière.

« Quatre tirs ont été détectés depuis la bande de Gaza vers le territoire israélien. Les soldats de la défense anti-aérienne ont intercepté deux des tirs », ont fait savoir les militaires dans un communiqué.

Les sirènes avaient retenti dans les communautés israéliennes de Saad, de Kfar Aza et de Nahal Oz, envoyant des centaines de résidents se réfugier dans les abris anti-aériens.

Ces tirs de mortier surviennent trois jours après l’activation des alarmes à Nahal Oz, apparemment due à des tirs de mitraillettes émanant de l’enclave côtière.

Les sirènes, dimanche, avaient résonné vers minuit, envoyant des centaines d’habitants du kibboutz se mettre à l’abri.

Israël aurait mis en garde le Hamas et le Jihad islamique palestinien, deux groupes terroristes, contre toute tentative de représailles après l’assassinat ciblé du général iranien Qassem Soleimani par les Etats-Unis au début du mois.

Le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a exprimé ses « condoléances sincères » aux autorités iraniennes après la mort de Soleimani à Bagdad, le 3 janvier, saluant le soutien apporté par ce dernier à la « résistance palestinienne ». Il n’a en revanche lancé aucune menace ouverte.

Sur cette photo publiée par le site officiel du Bureau du Guide suprême iranien, le leader du Hamas Ismail Haniyeh prend la parole lors des funérailles de Qassem Soleimani, à Téhéran, en Iran, le lundi 6 janvier 2020. (Bureau du Guide suprême iranien)

Le chef du groupe islamiste à Gaza, Yahya Sinwar, avait salué dans le passé les liens « forts, puissants et chaleureux » entre le Hamas et Soleimani et il a pris la parole lors des funérailles du général iranien à Téhéran.

Le Jihad islamique palestinien, qui a affronté pendant deux jours Israël au mois de novembre après le meurtre de l’un de ses commandants militaires lors d’une frappe de l’Etat juif, n’a pas encore fait part de sa réaction.

Cela fait des années que l’Iran tente d’armer les groupes terroristes palestiniens à l’aide de roquettes, d’obus de mortier et de missiles.

La frappe américaine à l’encontre de Soleimani a eu lieu dans un contexte d’efforts livrés en faveur de la conclusion d’un accord de cessez-le-feu à long-terme entre le Hamas et Israël qui ont combattu lors de trois guerres depuis que le groupe terroriste a pris le contrôle de Gaza, en 2007.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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