Qui sont les 12 partis d’extrême droite qui viendront à Milan ?
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Qui sont les 12 partis d’extrême droite qui viendront à Milan ?

Les partis qui se retrouvent samedi veulent tous "moins d'immigration" et "d'islamisation" mais sont partagés sur les moyens pour y parvenir, ainsi que la sortie de l'UE

Les drapeaux français et de l'Union européenne en berne devant le bâtiment du Parlement européen à Strasbourg, le 15 juillet 2016. (Crédit : AFP PHOTO / FREDERICK FLORIN)
Les drapeaux français et de l'Union européenne en berne devant le bâtiment du Parlement européen à Strasbourg, le 15 juillet 2016. (Crédit : AFP PHOTO / FREDERICK FLORIN)

Les douze partis d’extrême droite qui se retrouvent samedi à Milan veulent tous « moins d’immigration » et « d’islamisation » mais sont partagés sur les moyens pour y parvenir, ainsi que sur l’économie, la Russie ou la sortie de l’Union européenne.

La Ligue italienne compte plusieurs ministres au gouvernement de coalition avec le Mouvement 5 Etoiles. Elle pourrait apporter 26 eurodéputés (+20) le 26 mai. La Ligue et le M5S ont bâti leur succès sur un discours antimigrants et anti-UE, tout en renonçant à sortir de la zone euro. Libérale sur le plan économique.

Le Rassemblement national français est actuellement le plus gros parti du groupe Europe des nations et des libertés (ENL, ENF en anglais) au Parlement européen. Il pourrait en apporter 20 (+5). Il ne prône plus de sortir de l’euro ou de l’UE qu’il veut réformer de « l’intérieur » et est le parti le plus protectionniste en économie.

L’ AfD allemande, qui a fait 12,6 % aux législatives de 2017, pourrait apporter 11 élus au Parlement européen le 26 mai (+10). Il défend une ligne économique libérale. L’AfD est pour une sortie de l’euro mais pas de l’UE.

Une casquette aux couleurs du parti d’extrême-droite allemande Alternative for Germany, AfD, (Crédit : Monika Skolimowska/dpa via AP, file)

Le FPÖ autrichien compte plusieurs ministres au gouvernement du chancelier conservateur Sebastien Kurz, dont son chef Heinz-Christian Strache, vice-chancelier. Très dur contre l’immigration, il a mis en sourdine sa revendication d’une sortie de l’UE et de l’euro. A conclu un accord de coopération avec Russie Unie, le parti de Vladimir Poutine. Crédité de cinq eurodéputés.

Le président du FPO, Heinz-Christian Strache assiste à une conférence de presse au siège du FPO à Vienne, en Autriche, le 8 septembre 2017 (Crédit : AFP Photo / Joe Klamar)

Le parti des Vrais Finlandais est arrivé second aux législatives d’avril juste derrière le parti social démocrate. Ligne dure sur l’immigration, anti-islam et climato-sceptique. A un contentieux avec la Russie au sujet de la Carélie. Crédité de trois eurodéputés.

Le Parti du peuple danois, troisième force du pays selon les sondages, est une formation antimigrants qui envisage à terme une sortie de l’UE. Il soutient, sans y participer, le gouvernement de centre droit. Concurrencé sur sa droite par La ligne dure et la Nouvelle droite. Crédité de 2 eurodéputés.

L’homme politique d’extrême-droite néerlandais Geert Wilders du parti PVV s’adresse à ses partisans lors d’une manifestation de son parti contre la politique du Premier ministre et de son cabinet à Rotterdam, le 20 janvier 2018. (Crédit : AFP PHOTO / ANP / Robin UTRECHT / Netherlands OUT)

Le PVV néerlandais de Geert Wilders, libertarien en économie, populiste en politique, veut sortir de l’UE et se focalise sur la « dé-islamisation » des Pays-Bas qui passerait notamment par l’interdiction de la diffusion du Coran. Concurrencé par le Forum pour la démocratie, qui a fait une percée au Sénat. Crédité de deux eurodéputés.

Le Vlaams Belang prône l’indépendance de la Flandre. Il a trois sièges sur 150 à la Chambre des représentants. En perte de vitesse, son électorat est siphonné par la formation nationaliste Nouvelle alliance flamande (N-VA). Crédité de 1 eurodéputé.

Le parti estonien Ekre, que Marine Le Pen a rencontré mardi, a fait une percée aux législatives et siège dans le gouvernement conduit par le centriste Juri Ratas. Antirusse, il a défrayé la chronique pour compter dans ses rangs des militants condamnés pour violences et des sympathisants néo-nazis. Son vice-président Jaak Madison, qui le représentera à Milan, a fait polémique en déclarant que le nazisme avait, « avec sa notion de l’ordre, sorti l’Allemagne de la m… « . Crédité de 1 eurodéputé.

Le SPD tchèque de l’homme d’affaires d’origine japonaise Tomio Okamura a 19 députés sur 200 à la chambre basse. Le 1er mai 2018 à Nice, il avait dénoncé « la dénationalisation » de l’Europe par des élites « fascistes » et avec « l’aide de la migration ». Crédité de 1 eurodéputé.

Le Sme Rodina slovaque de Boris Kollar a obtenu 6,6% des voix aux législatives de 2016 et remporté 11 sièges au Parlement. Crédité de 1 eurodéputé.

Le parti bulgare Volya de Veselin Mareshki, surnommé le « Trump bulgare », est une formation nationaliste parmi plusieurs autres dans ce pays. Russophile, opposé à l’immigration et partisan du renvoi de la classe politique jugée corrompue, il n’aurait aucun eurodéputé d’après les sondages.

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