Rare échange entre Erdogan et le roi saoudien, pour améliorer leurs liens
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Rare échange entre Erdogan et le roi saoudien, pour améliorer leurs liens

La Turquie et l'Arabie saoudite ont beaucoup rivalisé pour imposer leur suprématie dans le monde musulman mais les tensions se sont intensifiées depuis le meurtre de Jamal Kashoggi

Le président turc Recep Tayyip Erdogan (à droite) accueille le roi saoudien Salmane bin Abdulaziz Al Saud à son arrivée à l'aéroport Esenboga d'Ankara, le 11 avril 2016. (Crédit : AFP PHOTO / ADEM ALTAN)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan (à droite) accueille le roi saoudien Salmane bin Abdulaziz Al Saud à son arrivée à l'aéroport Esenboga d'Ankara, le 11 avril 2016. (Crédit : AFP PHOTO / ADEM ALTAN)

Recep Tayyip Erdogan et le roi Salmane d’Arabie ont évoqué les moyens d’améliorer leurs liens, lors d’un échange téléphonique devenu rare depuis l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi, a annoncé le bureau du président turc vendredi soir.

Cet appel est intervenu à la veille du sommet du G20 présidé par l’Arabie saoudite, ce week-end à Ryad. Le président turc doit prononcer samedi un discours par vidéo-conférence à 13H00 GMT.

« Le président Erdogan et le roi Salmane se sont entendus pour maintenir ouvertes les voies du dialogue afin d’améliorer les relations bilatérales et de régler les problèmes », a indiqué la présidence turque.

La Turquie et l’Arabie saoudite ont longtemps rivalisé pour imposer leur suprématie dans le monde musulman mais les tensions entre les deux puissances régionales à majorité sunnite se sont intensifiées depuis le meurtre en 2018 du journaliste dissident saoudien Jamal Kashoggi, au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul.

Le journaliste saoudien Jamal Khashoggi au formum économique mondial de Davos, en janvier 2011. (Crédit : AP Photo/Virginia Mayo)

Collaborateur du Washington Post et critique du régime de Ryad après en avoir été proche, M. Khashoggi a été assassiné et son corps découpé en morceaux dans le consulat, où il s’était rendu pour récupérer un document. Ses restes n’ont jamais été retrouvés.

Le meurtre de Jamal Khashoggi a plongé l’Arabie saoudite dans l’une de ses pires crises diplomatiques et terni l’image du prince héritier Mohammed ben Salmane, désigné par des responsables turcs et américains comme le commanditaire du meurtre.

Erdogan a, lui, indiqué que l’ordre de commettre ce meurtre émanait « des plus hauts niveaux » au sein du gouvernement saoudien mais il n’a jamais directement accusé le prince héritier.

En septembre, un tribunal saoudien a annulé les peines capitales prononcées contre cinq prévenus au terme d’un procès à huis-clos et les a condamnés à des peines de vingt ans de prison.

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