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Les victimes du 7 octobre

Raz Mizrahi, 21 ans : Rescapée d’un attentat en 2021, elle voyageait pour témoigner

Assassinée alors qu'elle fuyait le Festival Supernova, à proximité du kibboutz Reïm, le 7 octobre 2023

Raz Mizrahi, assassinée alors qu'elle tentait de fuir le Festival Supernova à proximité du kibboutz Reïm le 7 octobre 2023. (Crédit : Autorisation)
Raz Mizrahi, assassinée alors qu'elle tentait de fuir le Festival Supernova à proximité du kibboutz Reïm le 7 octobre 2023. (Crédit : Autorisation)

Raz Mizrahi, 21 ans, originaire de Gedera, a été assassinée par des terroristes palestiniens du Hamas alors qu’elle fuyait le Festival Supernova, à proximité du kibboutz Reïm, le 7 octobre.

Sa famille a déclaré qu’elle les avait appelés pour leur dire qu’elle fuyait la rave-party lorsque les tirs de roquettes ont commencé, et qu’elle s’était réfugiée avec deux amis dans un miklat – abri antiatomique – situé en bord de route. C’est là qu’elle a été assassinée par le groupe terroriste palestinien du Hamas qui a tiré à l’intérieur de la structure.

Elle laisse derrière elle ses parents, Gal et Nirit, ainsi que sa sœur Noa et son frère Dor. Elle a été enterrée le 10 octobre à Gedera.

Sa famille et ses amis ont déclaré qu’elle aimait le sport de façon générale,  et tout particulièrement le handball de plage et le surf. Ils ont organisé un tournoi de football en son honneur à Gedera en décembre.

Deux mois après sa mort, son ami d’enfance, le sergent-chef de première classe Liav Aloush, a été tué en combattant le Hamas à Gaza.

En mai 2021, lors de la flambée des violences avec Gaza connue sous le nom d’Opération « Gardiens des murs », Raz avait été grièvement blessée alors qu’elle servait en tant qu’officier de la police des frontières à Jérusalem, lorsqu’un terroriste palestinien avait foncé avec sa voiture sur le poste de contrôle où elle était assignée . Elle avait dû passer quatre mois en rééducation et avait ensuite fait une tournée aux États-Unis pour témoigner de son expérience.

« Après avoir été une athlète accomplie, capable de courir une quinzaine de kilomètres sans perdre mon souffle, j’ai dû réapprendre à marcher. Faire dix pas en souffrant atrocement était un exploit », avait-elle déclaré à un groupe à New York fin 2022 avec l’organisation Belev Echad, selon Ynet, qui a souligné qu’elle avait également souffert de peur, d’anxiété et de dépression à la suite de cette attentat.

Un an et demi après, elle avait achevé sa formation d’officier : « Je n’ai laissé ni la blessure, ni la douleur physique dont je souffre encore aujourd’hui, ni la douleur mentale et les angoisses, prendre le contrôle de ma vie et me détourner de la voie dont je rêvais. »

Le 9 octobre, Raz devait se rendre à Los Angeles pour parler de son expérience avec un groupe d’autres anciens combattants blessés.

Son amie proche, Sharon Peretz, qui était avec elle lors de l’attaque à la voiture-bélier de 2021, a déclaré à la Quatorzième chaîne qu’elle avait fait la connaissance d’une « fille incroyable, avec le même type d’humour, le même sourire – je ne peux pas expliquer en seulement quelques mots quelle était sa personnalité ».

Son ami Daniel Amno a écrit sur Instagram le 30 octobre, date qui aurait été celle de son 22e anniversaire, rappelant comment « tu as traversé la chose la plus difficile qui soit, et tu t’es relevée comme une championne.

« Et je t’ai regardée comme un exemple à suivre, qui se relève et qui retourne se battre – et quand tu es revenue, tu n’as pas voulu qu’ils te facilitent les choses, tu as tout fait comme tout le monde, et même davantage. »

« Raz, tu es la plus forte personne qui soit », a-t-il poursuivi. « Tu me manques tellement et j’espère que tout ceci n’est qu’un long cauchemar, que nous nous réveillerons et que tout ira bien. Je t’aime jusqu’au ciel et plus encore. »

Sa mère, Nirit, a déclaré avoir été inquiète pendant toute la durée du service militaire obligatoire de Raz, et avoir poussé un soupir de soulagement lorsqu’elle a été libérée.

« Quand elle a terminé son service, j’étais heureuse, j’avais des nuits paisibles, je n’avais jamais imaginé qu’elle irait à une fête (…) et qu’elle n’en reviendrait pas », a déclaré Nirit à la Douzième chaîne.

« Raz était une fille très heureuse et positive. Ce que les gens retiennent d’elle c’est son rire, elle avait un rire si contagieux, et elle faisait toujours des bêtises. Et Raz ne voudrait pas que nous sombrions dans la tristesse. Elle souhaiterait que nous soyons forts et que nous continuions à vivre. »

Pour lire d’autres hommages sur les victimes des massacres du Hamas du 7/10/2023 et de la guerre qui s’en est suivie, cliquez ici.

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