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Report du vote pour la présidence de l’Agence juive

La date-limite de dépôt des candidatures est prolongée jusqu'au 17 novembre et le vote aura lieu un mois plus tard, après le retrait de la course d'Elazar Stern

Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

De haut en bas et de gauche à droite :  Tzipi Livni (Flash90) Omer Yankelevich (Crédit : FLash90), Michal Kotler-Wunsh (Crédit : Rami Zarenger), Fleur Hassan-Nahoum (Crédit : AFP); Irina Nevzlin (Autorisation), Yaffa Zilbershats (Crédit : Flash90).
De haut en bas et de gauche à droite : Tzipi Livni (Flash90) Omer Yankelevich (Crédit : FLash90), Michal Kotler-Wunsh (Crédit : Rami Zarenger), Fleur Hassan-Nahoum (Crédit : AFP); Irina Nevzlin (Autorisation), Yaffa Zilbershats (Crédit : Flash90).

Le vote qui devait désigner le nouveau dirigeant de l’Agence juive a été reporté lundi, a fait savoir la presse israélienne.

La date-limite de dépôt des candidatures est prolongée jusqu’au 17 novembre et le vote aura lieu un mois plus tard, a déclaré la radio militaire.

Le vote était initialement prévu pour le 24 octobre. Le nouveau délai accordé à la coalition pour présenter un candidat a été prolongé jusqu’au 17 novembre, tandis que le vote sur le nouveau chef aura lieu environ un mois plus tard, a déclaré le porte-parole de Yaakov Hagoel, chef par intérim de l’Agence juive.

Le candidat sera officiellement approuvé en février, lors de la réunion du Conseil des gouverneurs de l’Agence juive.

Ce report survient après le retrait de la course à la présidence de l’Agence juive du ministre israélien des Renseignements, Elazar Stern, suite à des déclarations qui ont suscité la controverse.

Il avait tenu des propos laissant entendre qu’il avait ignoré des plaintes – et notamment pour harcèlement sexuel – pendant qu’il était à la tête de l’administration des ressources humaines de l’armée israélienne.

Stern étant hors course, la coalition est à la recherche d’un autre candidat. Leur tâche a été compliquée par le fait que le député Eli Avidar, du parti Yisrael Beytenu, qui devait reprendre le ministère de Stern, a déclaré qu’il ne voterait pas avec la coalition tant qu’on ne lui donnerait pas un portefeuille.

À l’heure actuelle, on ignore si un autre ministre serait prêt à se présenter au poste de l’Agence juive et à faire de la place à Avidar, mais le ministre de la Diaspora Nachman Shai est le candidat le plus probable à ce stade. Des informations ont émergé dimanche selon lesquelles il briguerait désormais la direction de l’Agence juive.

Le ministre de la Diaspora Nachman Shai arrive à la résidence présidentielle de Jérusalem, le 14 juin 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

La semaine dernière, le Times of Israël a rapporté que l’ancienne ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni envisageait également de se joindre à la course.

Certains candidats ont exprimé leur mécontentement face à la décision de retarder le vote.

« Je reste dans la course », a déclaré l’ancien député et ambassadeur israélien aux États-Unis Michael Oren au Times of Israël. « Le peuple juif est confronté à une crise de taille historique, et ce n’est certainement pas le moment de se dérober. Je reste engagé en faveur de l’unité, de la sécurité et de l’enrichissement du peuple juif. »

« La présidence de l’Agence juive est trop importante pour être décidée sur la base de considérations purement politiques », a déclaré un autre candidat sous couvert d’anonymat. « L’Agence devrait être dirigée par quelqu’un qui veut réellement le poste et qui est dans la course depuis le début ».

« Je reste engagée à servir l’État d’Israël et le peuple juif, en défendant les piliers croisés de l’Alyah ; les relations entre Israël et le judaïsme mondial ; et l’impératif de combler les fossés politiques, culturels et religieux », a déclaré Michal Cotler-Wunsh, une ancienne députée également candidate à la nomination, en réponse au report.

Avec Stern hors de la course, Lapid a envoyé une lettre au conseil d’administration de l’Agence juive demandant que la décision soit retardée.

Elazar Stern, membre de la Knesset. (Autorisation : Hadas Parush / Flash 90)

Mercredi soir dernier, le conseil de l’Agence juive a informé Lapid qu’il ne retarderait pas le processus de plusieurs mois. Le report d’un mois est un compromis.

L’administration de l’Agence juive est formée de dix membres – cinq issus de l’Organisation sioniste mondiale, trois des JFNA (Jewish Federations of North America) et deux de l’organisation Keren Hayesod-United Israel Appeal/

Un candidat qui s’est entretenu avec les membres de la commission chargée des nominations a confié au Times of Israël que les postulants avaient eu le sentiment que les décideurs s’intéressaient à la possibilité de choisir une femme, pour la toute première fois dans l’histoire de l’Agence juive.

Répondant mardi à une question sur la désignation d’une éventuelle femme présidente, l’Agence juive a dit que « la commission choisira le meilleur candidat ».

Parmi les candidats, cinq femmes : l’ex-ministre Omer Yankelevich, qui est soutenue par la formation Kakhol lavan ; l’ancienne législatrice Michal Cotler-Wunsh, élue à la Knesset aux côtés du parti Telem de Moshe Yaalon, une formation dont elle avait fait défection pour rejoindre Kakhol lavan ; le directrice de l’ANU – Musée du peuple juif, Irina Nevzlin, épouse du député Likud Yuli Edelstein; la professeure Yaffa Zilbershats, présidente de la commission du budget et de la planification au Conseil de l’enseignement supérieur et l’adjointe au maire de Jérusalem Fleur Hassan-Nahoum.

L’adjointe au maire de Jérusalem et co-fondatrice du Conseil d’affaires EAU-Israël Fleur Hassan-Nahoum, pose pour une photo au cours d’une interview donnée au palais al-Habtoor de Dubaï aux EAU, le 13 octobre 2020. (Crédit : Giuseppe CACACE / AFP)

Parmi les autres candidats à la tête de l’Agence, l’ancien ambassadeur israélien aux Nations unies Danny Danon, qui est actuellement dirigeant du Likud mondial ; l’ancien législateur Likud Uzi Dayan et l’ancien député de Koulanou qui a été ambassadeur israélien aux États-Unis Michael Oren.

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