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Elazar Stern a « déchiré » des plaintes anonymes pour harcèlement dans l’armée

"Ceux qui accusent quelqu'un d'autre doivent s'exprimer ouvertement", a déclaré l'ancien chef des ressources humaines de Tsahal, rejetant une "culture" des plaintes anonymes

Le député de Yesh Atid, Elazar Stern, s'exprime lors d'une conférence pour les programmes de jeunes leaders, à l'Université de Haïfa, le 11 avril 2016. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
Le député de Yesh Atid, Elazar Stern, s'exprime lors d'une conférence pour les programmes de jeunes leaders, à l'Université de Haïfa, le 11 avril 2016. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Le ministre des Renseignements Elazar Stern, issu du parti Yesh Atid, a déclaré dimanche que, pendant son service à la tête de l’administration des ressources humaines de l’armée israélienne, il avait ignoré de nombreuses plaintes anonymes dénonçant des faits d’abus sexuels.

« Ceux qui accusent quelqu’un d’autre doivent s’exprimer ouvertement. Nous ne devons pas être complices d’une culture de plaintes anonymes », a déclaré Stern au micro de la station de radio 103FM, en réponse à une question sur la plainte anonyme récente qui a accusé le prochain chef du Shin Bet qui ne peut pour le moment être identifié que par l’initiale de son nom, « Resh ».

« Pendant la période que j’ai passée à la tête de l’administration des ressources humaines de l’armée, j’ai déchiré de nombreuses plaintes anonymes faisant état de harcèlement sexuel », a-t-il ajouté.

Après les condamnations de groupes féministes au sujet de ses propos, Stern a émis un communiqué de clarification affirmant qu’en tant qu’officier dans l’armée, il « encourageait tous les soldats, hommes ou femmes, qui ont été harcelés, sexuellement ou autre, à porter plainte et encourageait en même temps l’armée à prendre des sanctions contre les coupables, sans équivoque. Toutes les plaintes… ont fait l’objet d’une enquête approfondie. »

La nomination du futur dirigeant des services de sécurité du Shin Bet a été approuvée vendredi par une commission déterminante malgré une lettre anonyme qui faisait état de fautes non-précisées de la part du candidat.

La commission Goldberg a indiqué dans un communiqué qu’elle n’avait trouvé aucune « défaillance dans les qualités du candidat » et qu’elle n’avait décelé aucune faille dans le processus ayant abouti à sa désignation.

Deux plaintes distinctes figuraient dans la lettre anonyme présentée au panel – des plaintes dont les spécificités ne peuvent être rendues publiques de manière détaillée pour des raisons de sécurité.

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