Elazar Stern a « déchiré » des plaintes anonymes pour harcèlement dans l’armée
"Ceux qui accusent quelqu'un d'autre doivent s'exprimer ouvertement", a déclaré l'ancien chef des ressources humaines de Tsahal, rejetant une "culture" des plaintes anonymes

Le ministre des Renseignements Elazar Stern, issu du parti Yesh Atid, a déclaré dimanche que, pendant son service à la tête de l’administration des ressources humaines de l’armée israélienne, il avait ignoré de nombreuses plaintes anonymes dénonçant des faits d’abus sexuels.
« Ceux qui accusent quelqu’un d’autre doivent s’exprimer ouvertement. Nous ne devons pas être complices d’une culture de plaintes anonymes », a déclaré Stern au micro de la station de radio 103FM, en réponse à une question sur la plainte anonyme récente qui a accusé le prochain chef du Shin Bet qui ne peut pour le moment être identifié que par l’initiale de son nom, « Resh ».
« Pendant la période que j’ai passée à la tête de l’administration des ressources humaines de l’armée, j’ai déchiré de nombreuses plaintes anonymes faisant état de harcèlement sexuel », a-t-il ajouté.
Après les condamnations de groupes féministes au sujet de ses propos, Stern a émis un communiqué de clarification affirmant qu’en tant qu’officier dans l’armée, il « encourageait tous les soldats, hommes ou femmes, qui ont été harcelés, sexuellement ou autre, à porter plainte et encourageait en même temps l’armée à prendre des sanctions contre les coupables, sans équivoque. Toutes les plaintes… ont fait l’objet d’une enquête approfondie. »
La nomination du futur dirigeant des services de sécurité du Shin Bet a été approuvée vendredi par une commission déterminante malgré une lettre anonyme qui faisait état de fautes non-précisées de la part du candidat.
La commission Goldberg a indiqué dans un communiqué qu’elle n’avait trouvé aucune « défaillance dans les qualités du candidat » et qu’elle n’avait décelé aucune faille dans le processus ayant abouti à sa désignation.
Deux plaintes distinctes figuraient dans la lettre anonyme présentée au panel – des plaintes dont les spécificités ne peuvent être rendues publiques de manière détaillée pour des raisons de sécurité.







