Retrait prochain de Tsahal de zones pilotes dans le sud-Liban
Selon un responsable américain, ce début de repli suffit à convaincre la délégation libanaise de participer aux futures négociations prévues à Rome la semaine prochain
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Aucun calendrier précis n’a été fixé pour le repli des forces israéliennes, bien qu’un responsable américain ait fait savoir que les progrès avaient été suffisants pour convaincre la délégation libanaise de participer aux discussions avec Israël à Rome, la semaine prochaine.
Le retrait des troupes israéliennes de la première des deux zones pilotes dans le sud-Liban devrait intervenir dans les tout prochains jours, a déclaré jeudi un responsable américain au Times of Israel, au moment où Washington poursuit ses efforts pour faire avancer les négociations entre Israël et le Liban.
Dans le cadre de l’accord-cadre signé le mois dernier à Washington, Jérusalem a accepté de retirer ses troupes de deux petites zones du sud-Liban débarrassées des infrastructures du Hezbollah, afin de les remplacer par des membres des Forces armées libanaises (FAL).
Deux semaines se sont écoulées depuis cet accord, et les forces israéliennes sont toujours présentes dans ces deux secteurs désignés comme zones pilotes.
Les États-Unis ont programmé la prochaine session de négociations la semaine prochaine, à Rome, afin de consolider l’accord-cadre : Beyrouth a déclaré qu’elle n’y participerait pas tant que les militaires israéliens ne se seraient pas retirés comme convenu, a indiqué un responsable arabe au Times of Israel.
La pression américaine n’a finalement permis d’obtenir que des progrès limités pour inciter Israël à entamer son retrait.
« La première zone pilote sera lancée dans quelques jours, et d’autres zones pilotes sont en cours de cartographie et de planification. Le CENTCOM coordonne les opérations avec les deux pays pour aller de l’avant », a affirmé le responsable américain.
Le responsable arabe a, pour sa part, précisé que le Commandement central américain déclarerait la première zone prête pour le déploiement des FAL, après quoi l’armée israélienne se retirerait.
Aucun calendrier exact n’a été fourni pour préciser la notion de « tout prochains jours » et le calendrier de la seconde zone pilote n’est pas plus clair. Néanmoins, cela a suffi à convaincre le Liban d’envoyer une équipe de négociateurs à Rome, mercredi et jeudi prochains.
« À Rome se tiendront des discussions à huis clos qui permettront aux gouvernements de passer le relais à des équipes techniques, lesquelles travailleront sur toutes les questions définies dans l’accord-cadre », a ajouté le responsable américain.
« Nous allons bientôt entamer des démarches auprès de partenaires internationaux pour aider le gouvernement libanais à rétablir sa souveraineté sur ces zones et, plus globalement, dans tout le pays », a-t-il ajouté tout en suggérant un appel à l’aide financière ou au déploiement de forces de maintien de la paix.
L’ambassadeur des États-Unis au Liban, Michel Issa, a indiqué au président Joseph Aoun qu’une « délégation militaire américaine arriverait à Beyrouth dans les tout prochains jours pour définir le mécanisme de mise en œuvre sur le terrain », ainsi que l’a relayé la présidence libanaise.
« Il est essentiel d’éviter tout vide lorsque les forces israéliennes se retireront de la zone désignée », a ajouté Issa.
De son côté, Aoun a de nouveau appelé les États-Unis à « faire pression sur Israël afin qu’il cesse ses opérations militaires et respecte les dispositions de l’accord-cadre ».
Aoun est attendu à Washington plus tard ce mois-ci à l’invitation de son homologue américain, Donald Trump.
En amont de ce retrait tant attendu, les autorités israéliennes se sont engagées à ce que les troupes restent dans une « zone de sécurité » de 10 kilomètres de profondeur tant que le groupe terroriste du Hezbollah, soutenu par l’Iran, resterait armé.
Jeudi, l’armée israélienne a annoncé avoir récemment démoli deux autres tunnels du Hezbollah dans la ville de Majdal Zoun, dans le sud-Liban.
Les tunnels s’étendaient sur près de 200 mètres et atteignaient des profondeurs de près de 20 mètres.
Les soldats y ont découvert plusieurs pièces à vivre, trois puits de lancement et des dizaines d’armes.
Ces tunnels s’ajoutent à une importante installation souterraine de drones détruite le mois dernier.
la Communauté du Times of Israël !







