Roumanie : Une société israélienne a menacé la chef du parquet anti-corruption
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Roumanie : Une société israélienne a menacé la chef du parquet anti-corruption

Deux employés d'une société privée israélienne de renseignement ont été arrêtés après avoir tenté d'intimider la chef du parquet anti-corruption (DNA)

Laura Kovesi,chef du parquet anti-corruption roumain (DNA) (Crédit : capture d'écran YouTube)
Laura Kovesi,chef du parquet anti-corruption roumain (DNA) (Crédit : capture d'écran YouTube)

« Une enquête a été ouverte et deux personnes ont été arrêtées », a indiqué à l’AFP la porte-parole du parquet chargé de la lutte contre la criminalité organisée (DIICOT), Mihaela Porime.

« Il s’agit d’une tentative d’intimidation qui a échoué », a pour sa part déclaré Laura Kovesi, la chef du parquet anti-corruption roumain (DNA), citée par l’agence Agerpres.

Selon un mandat d’arrêt émis dimanche par le tribunal de Bucarest, deux responsables et plusieurs employés de la société Black Cube « ont créé au cours du mois de mars un groupe criminel (…) visant à compromettre l’image » de Laura Kovesi.

Ces personnes sont suspectées d’avoir « harcelé » trois proches de la chef du DNA, « effectué de multiples appels téléphoniques proférant des menaces » et « piraté leurs messageries électroniques », espérant de « découvrir de possibles faits de corruption » imputables à Mme Kovesi.

Les deux employés placés en détention provisoire, David Geclowicz et Ron Weiner, ont notamment « accédé aux comptes de mail appartenant à des amis ou des parents de Mme Kovesi (…) et transféré sans autorisation dans leur propre système informatique la correspondance privée » entre ces personnes.

La société agissait pour le compte d’un client « sans doute inculpé dans un dossier du DNA », ont déclaré des sources juridiques à Agerpres.

Selon le site de Black Cube, son président honoraire est un ancien directeur du Mossad, Meir Dagan, mort le mois dernier.

Deux responsables de la compagnie, Dan Zorella et Avi Yanus, cités dans le document du tribunal de Bucarest, sont d’anciens officiers de renseignement, indique le site roumain de journalisme d’investigation Rise Project, qui a révélé cette affaire.

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