Likud : Saar promet de défier Netanyahu en cas de primaires
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Likud : Saar promet de défier Netanyahu en cas de primaires

L'ancien ministre du Likud a dit qu'il soutenait actuellement le Premier ministre mais qu'il se présenterait aux prochaines primaires du parti

Le député du Likud Gidéon Saar participe à une réunion du Likud à l'ouverture de la 22ème Knesset à Jérusalem, le 3 octobre 2019. (Hadas Parush/Flash90)
Le député du Likud Gidéon Saar participe à une réunion du Likud à l'ouverture de la 22ème Knesset à Jérusalem, le 3 octobre 2019. (Hadas Parush/Flash90)

Jeudi, le député du Likud Gideon Saar a promis de défier le Premier ministre Benjamin Netanyahu quand le parti organisera des primaires, dénonçant les efforts pour l’empêcher de le faire.

« Les attaques personnelles et les calomnies ne changeront pas ma décision », a déclaré Saar lors d’un événement pour Souccot à Tel Aviv. « L’époque [des primaires] sans concurrent est dépassée. »

Plus tôt ce mois, Netanyahu a envisagé d’organiser des primaires surprises, et Saar a rapidement annoncé qu’il était prêt à se présenter pour prendre la tête du parti, si des primaires devaient avoir lieu.

Le Premier ministre a ensuite rétropédalé sur sa proposition et la puissante Commission centrale du Likud a proposé de tenir un vote symbolique réaffirmant le soutien à Netanyahu en tant que chef du parti et candidat au poste de Premier ministre.

Saar a souligné jeudi qu’il se tenait totalement derrière Netanyahu comme chef du Likud et qu’il continuerait à le faire quand le mandat pour former un gouvernement passera du Premier ministre au chef de Kakhol lavan Benny Gantz, comme cela devrait être le cas la semaine prochaine.

« Il y a une énorme différence entre soutenir le président du mouvement et les efforts pour délégitimiser une primaire démocratique au Likud », a déclaré Saar.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu serre la main de Gideon Saar (à droite) à son arrivée au centre du patrimoine Menachem Begin à Jérusalem, le 11 mars 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Il a également exprimé son soutien aux efforts de Netanyahu pour former un « large gouvernement d’unité nationale » qui verrait Kakhol lavan rejoindre une coalition du Likud et de ses alliés religieux.

L’approbation par le Likud de l’initiative pour réaffirmer son soutien à Netanyahu a signalé qu’il n’y aurait pas de course à la tête du parti dans un futur immédiat. Le député Haim Katz, le chef de la Commission centrale du Likud, a proposé d’organiser une primaire du parti d’ici un an, mais aucune décision finale n’a encore été prise.

Netanyahu avait envisagé une primaire pour renforcer son statut de chef incontesté du Likud, afin de montrer aux autres partis espérant un coup d’Etat au sein du Likud, dans le contexte de l’impasse politique, qu’il n’y aurait aucune mutinerie contre lui.

Il pourrait lui avoir promis la direction du parti jusqu’à la fin du mandat de la 23e Knesset, potentiellement dans huit années.

Netanyahu est ensuite revenu sur la proposition, après que plusieurs ministres du Likud l’ont prévenu qu’il avait peu à gagner et beaucoup à perdre à organiser une telle primaire.

Alors que Netanyahu bénéficie d’une très grande popularité au Likud, son échec à former une coalition après les élections d’avril, et ses nouvelles difficultés après le vote du mois dernier, ont mis à mal sa réputation de prince invincible de la politique israélienne.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (C) fait un signe de la main alors qu’il s’adresse à des partisans au siège de la campagne électorale de son parti, le Likud, le 18 septembre 2019. (Crédit : Jack GUEZ / AFP)

Saar, qui est très populaire parmi la base électorale du Likud, pourrait représenter un véritable concurrent quand les 130 000 membres du parti voteront à la primaire.

Netanyahu a auparavant accusé Saar d’orchestrer un « coup d’Etat » pour le remplacer à la tête du Likud – une accusation fermement niée par Saar. Après avoir abandonné la proposition de primaire, un communiqué envoyé au nom de « proches du Premier ministre » a rapporté : « Le putsch est mort. »

Netanyahu est actuellement en difficulté pour former un gouvernement de coalition avant un possible troisième scrutin, mais ni lui ni Gantz n’ont de perspective claire de former un gouvernement.

Le Likud et Kakhol lavan ont négocié un possible accord de partage de pouvoir avec la rotation de Premier ministre, mais les deux partis n’ont pas su s’accorder pour savoir lequel serait Premier ministre en premier dans un tel accord.

Gantz a refusé de siéger dans une coalition avec Netanyahu tant que le Premier ministre risquait d’être inculpé, et il espère que Saar ou une autre personnalité importante du Likud pourrait prendre ses distances du parti et joindre ses forces avec lui.

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